Le jeudi 19 février dernier, la #Chine continentale, mais aussi Taïwan, Hong Kong ou encore Macao célébraient le Nouvel An chinois. Si notre calendrier se base sur le soleil (un an, c'est la durée que met la Terre pour parcourir son orbite complète autour du soleil), le calendrier chinois repose lui davantage sur la lune. Ainsi, le premier jour de chaque mois coïncide avec la nouvelle lune, et le 15ème avec la pleine lune : un mois, c'est le temps que met la Lune pour tourner autour de la Terre. En Chine, on parle de calendrier luni-solaire : les mois correspondent au cycle de la Lune, et les années sont solaires. Dans une année solaire, il y a douze mois lunaires, et une dizaine de jours. C'est pourquoi un mois bissextile, qui intervient à sept reprises tous les dix-neuf ans, a été créé. A l'origine, le Nouvel An chinois concorde avec la fin de l'hiver et l'arrivée des beaux jours et marque donc le début du calendrier agricole. Chaque année, cette fête du Printemps tombe entre le 21 janvier et le 20 février.

Comment fêter le Nouvel An chinois ?

Les célébrations et les traditions diffèrent selon les régions, mais il s'agit invariablement de commencer l'année en évacuant les mauvaises ondes de l'année écoulée et en s'entourant, superstition oblige, de multiples signes de bon augure. La coutume veut qu'on balaye du seuil vers l'intérieur pour conserver chance et richesse dans la maison, ou encore qu'on ne parle pas de la mort. Au réveillon, les plats portent des noms porte-bonheur, on veille la nuit pour s'assurer plus de longévité, et on allume une multitude de pétards pour chasser les mauvaises influences. Sans oublier, bien sûr, les célèbres enveloppes rouges remplies d'étrennes.

L'année du Yang

Contrairement à notre fonctionnement astrologique, les signes zodiacaux ne correspondent pas à des constellations. Dans la mythologie chinoise, la légende la plus courue raconte que l'Empereur de Jade voulait créer un calendrier simple de dix mois, chacun rendant hommage à une créature. Il aurait invité tous les animaux à se réunir devant son palais pour confier les signes aux dix premiers arrivés auxquels vinrent s'ajouter le chien et le porc. A chaque animal se rapporte un enseignement destiné à aider les gens à tendre vers le bonheur et l'épanouissement. Depuis le 19 février, la Chine est ainsi entrée dans l'année du Yang, qui signifie à la fois chèvre et mouton. Dans la tradition, on dit que les personnes qui naissent sous le signe du Yang sont créatives, généreuses, douces et pacifiques, mais parfois mélancoliques. C'est pourquoi certaines femmes en Chine ont essayé de précipiter leur accouchement pour que l'enfant voie le jour avant la fin de l'année désormais écoulée, placée sous le signe du Cheval, réputé confiant, énergique et doué en affaires. Dans certains établissements, on comptait ainsi de nombreuses césariennes précommandées avant le terme de la grossesse, et jusqu'à 20% d'accouchements en plus qu'à l'accoutumée sur la semaine qui vient de s'écouler.