Avec le soutien des Galeries Akok Bella de Yaoundé, dont il bénéficie de l'accompagnement, l'artiste Jean Michel Dissakè, s'est ouvert à la presse le 3 février 2015. La conférence a été l'occasion pour les journalistes des divers médias de découvrir le projet "Lianes et formes", l'oeuvre de cet artiste qui est en vernissage le 5 février 2015 à l'Institut Français du Cameroun à Yaoundé.

Il s'agit d'une œuvre plurielle, entre la sculpture et la peinture, utilisant des matières écologiques ligneuses.

La disposition sur divers espaces d'exposition est imposée par l'ouvrage de cet artiste somme toute particulier.

La forme triangulaire qui se dégage de l'image servant d'affiche à l'exposition, indique à coup sûr la plénitude de l'artiste qui apparaît comme étant pluridimensionnel. C'est donc un Dissakè, de formation initiale en Sciences économiques et gestion appliquée à l'université de Douala, qui aura finalement embrassé sur son parcours des formations sur les principes artistiques en académie, la peinture, le théâtre de papier, sans oublier les travaux de recherches sur la construction du masque, sur la notion d'équilibre, ainsi que sur les rites ancestraux.

Le "muna sawa" né le 19 juin 1983 à Yaoundé, et issu d'une caste d'initié, de ce fait, use de sa nature intrinsèque sur la façon avec laquelle il dialogue et partage. Mais il lui aura fallu affûter son #Art auprès du linguiste et anthropologue Valère Epée, du plasticien Joël Mpah Dooh, et de l'historien égyptologue Mbog Bassong, entre autres. Ce qui lui vaut son approche particulière.

Une approche nouvelle, c'est bien ce qu'apporte l'artiste dans le traitement de l'écologie. Cet état des choses se justifie certainement à travers la thématique "L'art écologique au service du développement de la société contemporaine". Cependant, travailler sur une approche dont l'orientation apparait noble justifierait-il l'artiste comme étant écologique? Jean Michel Dissakè s'en défend à cœur joie, avec assurance et affirmation.

L'exposition "Lianes et formes", perçue avec beaucoup de recul, ne se résume pas simplement en une adresse d'arts plastiques, mais renvoie à un florilège de perceptions et d'expressions. Perceptions et expressions d'inventivité qui traduisent à la matière grise des dichotomies telles qu'alliance/alliage, ou peinture/sculpture, entre autres. #Ecologie