A travers ces 112 pages, Eric Metzger, l'accolyte de Quentin Margot dans Le Petit Journal de Canal +, nous raconte l'histoire de Félix, un garçon qui décide de vagabonder dans les rues de Paris, pour célébrer son trentième anniversaire.

Errant de bars en bars et de clubs en clubs, le jeune homme découvre soudain qu'il est devenu adulte sans s'en rendre compte. Finie l'impression de légèreté que procure la vingtaine. Cette nuit de passage à la trentaine sera pleine d'incertitudes, de coïncidences et d'imprévus. L'occasion pour Félix de réaliser qu'il ne mène pas la vie dont il rêvait.

Sa rencontre avec Louise, une jolie jeune femme qui disparait aussi vite qu'elle est arrivée, ne fait que raviver des douleurs et des souvenirs enfouis depuis de longues années. Quelle sera l'issue de ce vagabondage nocturne ? Parviendra-t-il à retrouver la belle Louise ? Une chose est sûre, Félix n'aurait jamais imaginé que cette nuit le mène si loin...

Biographie ou fiction ?

Bien qu'il soit étiqueté comme un roman, le lecteur est en droit de se demander s'il ne s'agit pas d'un récit autobiographique. L'auteur, Eric Metzger, a de nombreux points communs avec son héros, à commencer par son âge puisqu'il vient de franchir le cap de la trentaine.

Nombreux sont les jeunes de 25 à 35 ans qui se reconnaitront dans cet ouvrage et se projetteront à la place du personnage. Peur de grandir, peur de l'engagement, crainte de se tromper... Les nombreuses réflexions et pensées du personnage trouveront certainement écho dans l'esprit des lecteurs. Car l'introspection sentimentale réalisée par Félix est caractéristique de la crise générationnelle traversée par les trentenaires.

La nuit des trente est un petit roman plein de sincérité et de confidences, qui permet de voyager dans le Paris nocturne des jeunes bourgeois-bohêmes, qui se lit très vite et permet de passer un bon moment, même si on apprend pas grand chose une fois terminé. Cela dit, ce roman mérite qu'on le lise jusqu'au bout, car la dernière page est étonnante. #Livres