Pendant quelques jours, les armées françaises et alliées connaîtront une nouvelle jeunesse à Waterloo. Et pour ce Bicentenaire, les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands : une centaine de canons, plus de 300 chevaux, des fermes entièrement reconstruites, un site touristique remis à neuf et plus de 5.000 reconstitueurs. Ce qui fera de ce Bicentenaire, la plus grande reconstitution historique du premier Empire !

Mais qui seront ces reconstitueurs qui vont fouler la morne plaine ? Venus de l'Europe entière et même d'au-delà, certains sont Belges. Parmi ceux-ci : Gérard Bourlier, alias le Capitaine Lacharge, qui sera avec "son" 2me Régiment de Dragon, sous les ordres de sa majesté impériale Napoléon 1er!

Rencontre avec l'un des 5.000 reconstitueurs de la #Bataille de Waterloo au travers de quatre articles qui devraient vous permettre de tout connaître sur le monde de la reconstitution. Ci-dessous, vous pouvez consulter l'article numéro 1. Pour consulter les autres, c'est par ici :

Le 1er article : Retrouvez le ci-dessous !

Le 2e article : Une reconstitution : scénario ou impro ?

Le 3e article : Anecdotes de batailles !

Le 4e article : Tout est d'époque : langage et alimentation !

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De chasseur de la Garde au 2me régiment de Dragons

La passion pour les reconstitutions, Gérard Bourlier, il la possède depuis longtemps. Alors qu'elles existent en #Belgique depuis les années 80, rapidement lui vient l'envie d'en devenir acteur plutôt que spectateur. Et après avoir recherché un groupe de reconstitueurs, il intègre en 1990 les chasseurs de la Garde (à pied).

Cinq années de service plus tard, l'envie de rejoindre la cavalerie le démange. Et c'est grâce à un ami qu'en 1995, il rejoint ce qui est encore son régiment actuel : le 2me régiment de Dragons. Ainsi depuis 20 ans maintenant, Gérard Bourlier devient à l'occasion le Capitaine Lacharge.

De trois membres à l'origine, les Dragons sont désormais 12, en enregistrant des « pertes » et des nouvelles têtes chaque année, un peu comme à l'époque en somme.

Ne parlez pas de costume, ici tout le monde est en uniforme !

Bien évidemment qui dit reconstitution dit uniforme. Hors de question de se prendre pour un soldat napoléonien sans l'habillement adéquat. Le mot d'ordre est avant tout de coller un maximum à la réalité historique, mais pas uniquement dans l'aspect extérieur, les matières aussi sont importantes ! Par exemple, un uniforme de dragon comporte une chemise en coton, un habit fait en drap de laine, des bottes en cuir et même des boutons en étain, fondus d'après les originaux !

Evidemment, reconstituer un uniforme, cela a un coût. Estimé par Gérard Bourlier à 4.000 euros. « Mais pour un uniforme de général, ça peut coûter beaucoup plus cher encore. Il nécessite par exemple des broderies spécifiques que nous n'avons pas ! ».

Le bon plan pour les personnes intéressées de rejoindre le monde de la reconstitution serait encore de racheter des uniformes aux reconstitueurs qui arrêtent leur hobby pour telle ou telle raison.

Des passionnés, mais pas que par l'Histoire !

Gérard Bourlier est un passionné de l'époque napoléonienne. Guide 1815, il en connait un rayon sur le sujet mais il ne faut pas croire que c'est le cas de tous les reconstitueurs. « Certains membres du 2e régiment sont venus avant tout pour la pratique de l'équitation en groupe. Qu'ils participent alors à la Guerre de Sécession ou à des combats moyenâgeux n'avait pas de réelle importance. Dans mon cas, habitant la région de Waterloo, il y avait tout de même nettement plus d'opportunités d'incarner un soldat de l'époque napoléonienne qu'un autre ! ».

Par contre, la passion pour l'#Histoire vient au fur et à mesure. Ils s'instruisent et accumulent de nouveaux savoirs avec l'expérience des reconstitutions et des livres tout simplement !

Pour se diriger vers la deuxième partie, c'est par ici !