Qui n'a jamais rêvé de passer son temps à voyager ? Si certains le font par pur plaisir du loisir, d'autres préfèrent en faire leur métier. Les blogueurs sont à l'affût de toutes les nouvelles tendances voyages. Les internautes qui les suivent sont leur principale récompense, c'est en partie ce qui va leur permettre d'accéder à la sphère très privée des journalistes voyages. « On est journaliste avant tout, on écrit des articles, on a juste beaucoup plus de liberté », nous a confié Sarah, une journaliste et blogueuse.

Quant à ceux qui ont étudié pour faire « ce métier de rêve » comme l'appelle Lucas, journaliste à Ici et Ailleurs, ils doivent être très réactif et « créer leur poste », parce que « journaliste #Voyage ça n'existe pas ». Lucas ne conseillerait à aucun jeune de se focaliser sur ce métier, c'est très difficile de se faire une place et tout se joue « sur un coup de chance ». Aujourd'hui, les métiers du #Journalisme sont de plus en plus rares, chacun doit se faire une place pour espérer avoir un poste confortable, avec un salaire convenable.

Finalement, travailler c'est pas si mal

Bien sûr, on s'en doute, voyager, travailler, vivre, tout concilier, c'est un peu compliqué... Mais tout de même, Lucas a une vie de couple dans laquelle il est pleinement épanoui. D'ailleurs Marine, sa fiancée, le suit parfois dans ses voyages. Comme quoi, avoir une vie privée avec un métier qui nécessite beaucoup de déplacement, c'est possible et ça en devient même agréable !

Dans ce beau monde, où tous les voyageurs se côtoient, il existe quand même des querelles qui ne peuvent être dissipées. Si pour les journalistes, les blogueurs sont mal perçus dans ce domaine, ils ont légitimement leur place au sein des voyages de presse. Leur affluence sur le Web est leur particularité. Même si le ton d'un blog est plus personnel : chaque rédacteur se doit d'écrire comme il en a envie, cette nouvelle mode des blogueurs « est en train de prendre des parts de marché et deviennent de véritables concurrents », nous a confié Lucas.

Mais nous rappellerons tout de même que le métier de journaliste est bien plus complexe qu'il n'y paraît. Il ne s'agit pas de partir en vacances et faire bronzette comme beaucoup de blogueurs, mais c'est un travail intense qui demande du temps. « On n'a pas beaucoup de temps libre », dit Lucas, mais pour ce métier, ça en vaut forcément la peine.

Nous nous sommes concentrés sur le rapport des blogueurs et journalistes aux tours opérateurs. Il est évidemment difficile de lyncher un voyage payé par un organisme que ça nous plaise ou non. Pourtant on se doute bien que l'éthique journalistique est bien présente dans la tête de chacun. Lucas est un peu hésitant sur la question à laquelle il finira par répondre : « De toute façon on est très rarement mal accueillis ».

Certes si les organismes veulent se faire une bonne communication ils se doivent d'être aux petits soins. Pour Sarah et Émilie, c'est un peu plus « cool », même si elles avaient tendance à « cacher la misère » et mettre en avant les bons côtés du voyage.

Il ne s'agit pas de « mentir », mais de ne pas s'attarder sur les points négatifs du voyage, comme le dirait Émilie.