Pendant quelques jours, les armées françaises et alliées connaîtront une nouvelle jeunesse à Waterloo. Et pour ce Bicentenaire, les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands : une centaine de canons, plus de 300chevaux, des fermes entièrement reconstruites, un site touristique remis à neuf et plus de 5.000 reconstitueurs. Ce qui fera de ce Bicentenaire, la plus grande reconstitution historique du premier Empire !

Mais qui seront ces reconstitueurs qui vont fouler la morne plaine ? Venus de l'Europe entière et même d'au-delà, certains sont Belges. Parmi ceux-ci : Gérard Bourlier, alias le Capitaine Lacharge, qui sera avec "son" 2me Régiment de Dragon, sous les ordres de sa majesté impériale Napoléon 1er!

Rencontre avec l'un des 5.000 reconstitueurs de la #Bataille de Waterloo au travers de quatre articles qui devraient vous permettre de tout connaître sur le monde de la reconstitution. Ci-dessous, vous pouvez consulter l'article numéro 2. Pour consulter les autres, c'est par ici :

Le 1er article : Rencontre avec un reconstitueur

Le 2e article : Retrouvez le ci-dessous !

Le 3e article : Anecdotes de batailles !

Le 4e article : Tout est d'époque : langage et alimentation !

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------

Un scénario ou place à l'impro ?

A notre époque, énormément de livres et de documents ont été écrits sur les différentes batailles, du coup avec le temps, la plupart des reconstitueurs connaissent donc les grandes lignes et les grands mouvements des batailles auxquelles ils participent. Des connaissances telles qu'on leur donne carte blanche sur le terrain ?

"Non, un scénario général est écrit, dans les grandes lignes. On sait par exemple que l'attaque commencera par une canonnade à une telle heure, que l'infanterie avancera dans la foulée et que la cavalerie interviendra. Et ce dans les deux camps. Bref, c'est fort général. Les reconstitueurs font la bataille mais avec un certain cadre en somme" nous explique Gérard Bourlier alias le Capitaine Lacharge.

"La cavalerie a par contre plus de libertés : si un groupe d'infanterie adverse devait se retrouver isolé, on pourrait l'attaquer. Ce sera alors à la cavalerie ennemie de riposter et en fonction de la situation, un des deux camps reculera" ajoute-t-il encore.

Tout n'est donc pas écrit, place à de l'improvisation cadrée ! Et à Waterloo, ce sera la même chose. Impossible toute façon de réaliser une quelconque répétition. L'effet de nombre devrait même accentuer le côté réaliste et non scénarisé !

Les « faux » affrontements, synonymes de réels dangers ?

Les charges contre l'infanterie ou la cavalerie sont comme le patronyme du Capitaine Lacharge l'indique, les moments qu'il préfère. Néanmoins, pas question de se laisser aller et faire n'importe quoi. Tout est fait pour minimiser les dangers. Les sabres rappelons-le, n'ont rien de factice.

De coup lors d'une charge, contre l'infanterie ou la cavalerie : « Le sabres est toujours maintenu en position verticale et face aux cavaliers, on ne vise que le sabre de l'adversaire ! » explique-t-il. Avant de rajouter : « Des coups de sabre dans le dos sont permis, mais ça reste léger, sans aucune intention de faire mal. Ça doit juste signifier à l'ennemi qu'en cas de réelle bataille, il serait mort ! ».

Bref, l'expression croiser le fer prend tout son sens ! Alors bien sur, les accidents arrivent, mais ils sont surtout dus à des chutes du cheval !

La reconstitution : un sport mais sans compétition

Aucun reconstitueur ne viendra avec l'idée de faire un carton en « terrassant » un maximum d'adversaires. Bref, les reconstitutions de bataille, c'est avant tout un jeu ou un sport, mais sans aucune compétition. Aucun point n'y est marqué !

« Pour moi, c'est un sport, accessible à tous qui ne nécessite pas d'entrainement spécifique appart le fait de savoir marcher (infanterie) ou de savoir monter à cheval (cavalerie). Avoir une bonne résistance à la fatigue, savoir se lever tôt et se coucher tard sont les principales qualités recherchés chez un reconstitueur, ce qui est à la portée de tous. »

L'important en somme dans le monde de la reconstitution, c'est de participer, d'être présent tout en donnant le meilleur de soi mais sans se comparer aux autres !

Pour se diriger vers la troisième partie, c'est par ici ! #Histoire #Belgique