L’#Exposition “Picasso. mania” ouvre ses portes le 7 octobre jusqu’au 29 février 2016, dans les Galeries Nationales du Grand Palais à Paris. Cette exposition, organisée par la Réunion des musées nationaux, le Centre Pompidou et le musée national Picasso-Paris, retrace les étapes de la formation du mythe “Picasso” au travers des œuvres de 75 artistes qui ont été influencées par la démarche du peintre espagnol.

En franchissant l’entrée de l’exposition Picasso.mania, un mur d’interview accueille le public. Dix-huit écrans noir et blanc s’animent et prennent de la couleur à tour de rôle. Dix-huit artistes nous parlent de Picasso dans le noir. C’est l’espace “Picasso contemporain”.

Quelques pas plus loin, “Salut l’artiste !”. Un Picasso en fibre de verre peinte et mousse expansive de Maurizio Cattelan. Vêtu d’un polo marin, il ouvre les bras et semble lancer un “Bienvenue” aux visiteurs. Derrière lui, une immense toile de Yan Pei-Ming présente le portrait de l’artiste. Des tableaux montrent la diversité des effigies par des artistes contemporains et témoignent de la renommée mondiale du peintre espagnol.

 75 artistes et 400 œuvres autres que celles de Picasso

Au fil de l’exposition, soixante-quinze artistes, et pas des moindres, répondent aux œuvres de Picasso. Parmi eux David Hockney, Roy Lichtenstein, Jasper Johns, Joan Miro, Martin Kippenberger, Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat ou encore Jeff Koons. L’objectif est de comparer les toiles de l’artiste espagnol avec celles de peintres qui s’en sont inspirés. Plus de cent d’œuvres de Pablo Picasso sont présentées ainsi que 400 autres signées des artistes contemporains allant des années soixante à aujourd’hui.

On y découvre plusieurs déclinaisons des “Demoiselles d’Avignon” une des toiles les plus connues de Pablo Picasso (même si on ne la voit pas), mais aussi du bouleversant chef-d’œuvre “Guernica” (qui n’est pas présent non plus)…

Sur une dizaine de sections thématiques, l’exposition s’attarde sur des portraits dans “Le cubisme, un espace polyfocal”, dans “C’est du Picasso” ; des vidéos et extraits de films dans “Picasso crève l’écran” ou “Rineke Dijkstra” ; des photographies dans l’espace “David Hoskney”

De l’artiste libre et inventif on passe à un Picasso inspirateur de l’érotisme dans la dernière thématique de l’exposition, “Bad Painting”. Certaines de ses œuvres ont été décriées dans les années soixante-dix, elles sont devenues, quelques années plus tard, des modèles pour une nouvelle génération de peintres. À voir notamment, 150 dessins des 602 réalisés par Vincent Corpet d’après les 602 passions racontées par les quatre historiennes de “120 journées de Sodome” du Marquis de Sade, et une série d’huiles sur toile de George Condo très explicite.

C’est une des petites filles de Picasso qui est commissaire de l’exposition : Diana Widmaier-Picasso, historienne d’art, aux côtés de Didier Ottinger, conservateur général du Patrimoine, directeur adjoint du Musée national d’art moderne-Centre Pompidou, et d’Émilie Bouvard, conservatrice du Patrimoine au Musée Picasso-Paris.

 

PABLO PICASSO, UN IMMENSE ARTISTE

Pablo Picasso est né à Malaga (Espagne) le 25 octobre 1881 et il est mort à 91 ans le 8 avril 1973 à Mougins. Il est un des fondateurs du cubisme, avec Georges Braque. Il a créé près de 50 000 œuvres dans sa vie : des tableaux, des céramiques, des sculptures, des dessins, des tapisseries, des estampes, etc.

 

INFORMATIONS PRATIQUES :

Du 7 octobre 2015 au 29 février 2016.

Lieu : Grand Palais.

Horaires : 10 h-20 h, fermé le mardi, nocturnes mercredis, jeudis, vendredis et samedis jusqu'à 22 h.

Tarifs : 14 € (tarif normal), 10 € (tarif réduit), gratuit (-16 ans, RSA). #Paris culture