La lecture étant l’une des facultés qu’ont les humains de rassembler ou d’ingérer des connaissances, se perçoit de manière approximative à pouvoir faire émerger un savoir nécessaire à l’intellect de certains individus. Dire que la lecture s’assimilerait communément à une approche sélective voire élitiste, reviendrait à la stigmatiser vers un dogmatisme peu usuel pour les simples d’esprit s’ils peuvent être cités ainsi. Ecrire apparaît donc comme le chemin par lequel cette lecture voit ses visions ou ses idéologies aussi fantasques soient-elles, se personnifier et prendre vie. Odile Ariane Pahai Langa, jeune auteure camerounaise, nous présente ainsi sa nouvelle sortie littéraire « J’attends la mort de mon père » paru aux Editions Edilivre le 8 Octobre 2015. Ce livre dont le titre aux premiers abords laisse à confusion, mène chaque lecteur à se poser de nombreuses questions sur l’auteur et le contenu de cet ouvrage peu conventionnel. Un père représente en général un modèle face à sa progéniture, et lorsque cette figure se voit flétrir, s’ensuit une déflagration des plus subjectives de cette progéniture sensée se mettre en avant via le patronyme laissé par le géniteur principal.J’attends la mort de mon père se classe ainsi parmi ces livres dont le côté parfois peu salutaire de cette dramaturge par excellence, qui de façon péremptoire, rend chaque phrase et même chaque mot à l’affut de questionnements et découvertes.

L’écriture présentée comme exutoire selon l’auteure

Odile Ariane Pahai Langa lorsqu’on l’aborde la première fois,se présente tel un personnage dont le sourire se voit être la réponse à sa personnalité première que reflèteraient ses pensées. Utilisant habituellement l’autodérision comme bouclier, cette jeune camerounaise se définit comme étant celle qui de manière singulière, livre la société africaine et camerounaise moderne en pâture à cette nouvelle génération de lecteurs.J’attends la mort de mon père est son troisième livre qui met en scène le jeune Edouard Megne peu responsable,qui se voit déjà quelques années plus tard hériter inconsciemment des nombreux biens de son père sans compter en la présence de celui-ci. Cette histoire qui se déroule en une seule journée se voit ponctuée de nombreux monologues au travers de ces personnages vivants, qui mènent chaque action de façon à nous faire traverser plusieurs parts de leur vie antérieure ou présente, selon les liens qui les unissent tous en quelque sorte. Au courant de ce même mois d’Octobre 2015, on aura également assisté à la sortie de son quatrième livre (Epris mais jeunes paru le 24 Octobre aux Editions du Net)dans le cadre de la troisième édition de la journée du Manuscrit Francophone reçu cette année à l’UNESCO de Paris le 23 Octobre dont près de 400 auteurs de tout les pays francophones auront participés.Odile Ariane Pahai Langa auteure devenue prolifique en seulement quelques années, se dit être de ces auteurs dont les écrits varient avec l’humeur et le ressenti face à ce que traverse en général cette société africaine qui va en descendant,ceci en espérant mettre en lumière ses tares, afin de la rendre plus créative et libre. Inspirée par ce qui l’entoure habituellement, cette jeune dame au sourire ravageur, promet de continuer à déclamer ses vers à travers ses écrits aussi étranges soient-ils pour se constituer sa propre opinion de la vie.  #Facebook #Internet #WhatsApp