Malabry  l'homme peintre 

La fresque est une technique de peinture murale, la plus ancienne datée à -1500 « le toréador » se trouve en Crête. Plus tard l'antiquité grecque et romaine utilisent et perfectionnent cette technique. Quelques fresques sont visibles à Pompéi, Herculanum, Paestrum,

Plus proche de nous, les techniques a fresco, buon fresco, a seco, furent utilisées par les très célèbres et inoubliables peintres de la Renaissance Italienne (XVème siècle) : Michel Ange, Botticelli, Carracci, Léonard de VinciOn peut encore admirer leur œuvres, Le Jugement Dernier dans la Chapelle Sixtine au Vatican, les amours de Dieux ; Galerie Farnèse à Rome, La Cène à Naples. Pour n'en citer que quelques unes.

La fresque raconte... elle honore, elle témoigne ; de l'histoire des dieux, l'histoire des hommes, de l'Histoire tout court...

Dérouler le temps passé et présent, devant nous, c'est une idée qu'a eu Dominique Malabry en commençant sa fresque « L'Héritage » En 2013. une fresque sur toile qui fait déjà plus de 50 mètres de long. Un pan de notre histoire, une vision qu'il nous soumet, peut-être un test ?

Dominique Malabry est né à Berlin en 1962, sa famille rejoint l'hexagone à 1969 en c'est en 1969 qu'il découvre Rembrandt, Il a alors sept ans et séjourne à l’hôpital suite à de graves brûlures. Sa mère lui offre un livre qu'elle se procure au Louvre, « Rembrandt ». l'enfant réclame alors , papier, couleurs, pinceaux et commence à peindre, sans s'arrêter, copie les œuvres de son peintre dorénavant préféré, qu'il reproduit déjà à la perfection. A tel point qu' il va croire durant quelques temps qu'il en est habité. Il m'avouera bien des années plus tard  en souriant ; « tout enfant que fus, j'ai cru un moment que j' étais la réincarnation de Rembrandt »

Un œuvre a son enfance, puis elle grandit, elle mûrit, parfois elle demeure. Malabry ne cesse de travailler.  Il est aujourd'hui un peintre reconnu et quotté. Plus de 4000 œuvres on vu le jour, tandis que la fresque l' »Héritage » s'allonge d'année en année, relatant les joies et les drames de notre monde politique, économique, social, humain. Et en regardant les scènes qui se déroulent devant nos yeux, peut-on dire encore que l'histoire se sert de l'homme comme moyen pour se réaliser ? Comme si elle était une personne ?

Malabry, peint le vivant dans tous ses instants et dans tous ses états aussi ; humana non humana.

Non humana... pas tout à fait. car lorsque l'on regarde attentivement ses singes, il semble que nous nous regardons nous même... La faune sauvage qu'il décrit dans sa période « animalière » nous rappelle notre responsabilité d'homme de conscience. Malabry est le peintre de son temps.

 

Nathalie Bessonnet #Animaux #Art #Paris culture