Brave Heart, la Jamaïque sur la scène Ragga Dancehall parisienne

De la Jamaïque à Paris, le guerrier du son porte un message d'amour et d'unité

Comme beaucoup d'artistes, Brave Heart, parle peu de lui. Il se livre avec parcimonie et modestie. L'artiste underground, est l'un des plus talentueux de la scène Ragga Dancehall nationale. Pourtant, étonnant paradoxe, Brave Heart demeure peu connu d'un large public. Il se tient dans l'ombre, à l'écart, discret, humble, lumineux, tellement habité par le rastafarisme qu'il ne songe nullement à être reconnu, adulé, sacralisé à la hauteur de son talent.  

L’artiste jamaïcain Ragga Dancehall de la scène parisienne ne se départit jamais de son calme. D’une patience angélique, Brave Heart va droit à l'essentiel. Concis, percutant et engagé dans sa vie quotidienne comme dans ses textes, dont le flot rappelle Sizzla, avec qui il a longtemps collaboré. 

Brave Heart, dis-moi ce  qui t'a conduit à faire de la musique, plus précisément, du reggae?

J'ai grandi avec de la musique tout autour de moi,  je chantais toujours à l'école. Mes amis me disaient toujours que cela sonnait bien, donc j'ai fini par les prendre au mot et au sérieux.

Quels sont les artistes, qui t'ont inspiré?

Tellement pour ne citer que quelques-uns : Ini komoze, Sugar Mimott, Sizzla…Sinon, les gens autour de moi et les choses qui arrivent dans ma vie.  Le reggae est une musique spirituelle, qui diffuse un message d'amour et d'unité, auquel je crois profondément. La philosophie "I and I" rastafari enseigne un #Art de vivre et surtout une aptitude à toujours savoir s'adapter aux changements. Peu importe les évolutions, le rastaman restera en toutes circonstances positif et fidèle à des valeurs de paix, de justice et d’équité.

Que penses-tu de la condition d'un artiste reggae en France et plus généralement en Europe?

Même si beaucoup pensent que le reggae se meurt, je crois qu'au contraire il est en plein envol. Dans la plupart des pays européens, le reggae est joué, écouté, célébré. Il y a de plus en plus d'artistes qui choisissent le reggae pour s'exprimer. Pour ma part, je me focalise peu sur le côté "business" de la musique.

Dirais-tu que la musique Reggae a une bonne exposition dans les médias ? L'industrie de la musique étant en crise depuis ces dernières années,  est-il plus difficile pour un artiste de reggae d'en vivre? 

Comme je l'ai dit à l'instant, l'argent n'est pas ma priorité. Je défends ma musique et j'essaye de donner à mon public plus de force et de confiance pour résister, survivre dans ce monde, où Babylone resserre de plus en plus son étau sur les opprimés et les démunis. Mes lyrics sont des armes et un bouclier contre cette insoutenable condition. Sinon, oui, bien sûr que j'ai besoin d'être plus visible dans les médias. Comme beaucoup, d’entre nous, je crois.

Peux-tu me dire tes chansons, que tu conseilles d’écouter dans l’ensemble de ton répertoire?

J'en ai tellement...Pour n’en citer que quelques-unes : "Real love" "Guiding light" "Coming in hot" et le titre disponible à l’écoute. Pour conclure, j’aimerai remercier Blasting news pour ce moment d'échange. #Célébrité