C’est au détour d’un reportage en 1998 que le photojournaliste français Pierre-Yves Ginet découvre l’histoire de Ngawang Sangdrol, une religieuse du Tibet, révoltée par l’occupation de son pays. Au fil des enquêtes, se dévoilent à lui, des luttes occultées des monastiques tibétaines, négligées au sein de leur communauté. Jusqu’en 2001, il parcourt une cinquantaine de couvents afin de récolter des témoignages sur leurs revendications sociales et leur engagement politique. Auprès de ces #Femmes, « j’ai appris à voir, puis à chercher ces résistances du quotidien, souvent peu spectaculaires et pour cette raison, sans doute peu médiatisées », laisse-t-il entendre.  Des actes de prime abord ordinaires, mais qui liés les uns aux autres, conjugués à l’identique dans le temps, par des centaines de femmes, forme le socle compact d’un inaltérable attachement à la vie. C’est suite à ce constat que le projet d’#Exposition « Femmes en résistance" se mettra en branle.http://fr.blastingnews.com/culture/2015/10/l-exposition-picasso-mania-a-decouvrir-au-grand-palais-00592891.html 

Le corps des femmes comme champ de bataille

Comme on peut le constater à travers certains « tableaux » en vitrine à l’Ifs, des hommes transposent très souvent leurs frustrations quotidiennes sur la femme.  En Haïti par exemple, « les violences conjugales concernent plus de 80% de couples et elles{les femmes} font face seules à la survie de leurs enfants » faisant ainsi « 70% de familles monoparentales », souligne le journaliste. Les cinq images qui figurent dans un tableau, fruit d’un reportage en Haïti, témoignent à suffisance de la violence exercée sur les femmes de ce pays. L’une d’elles affiche en profil des brûlures ayant laissé des marques effroyables au niveau du cou d’une victime. Le bourreau avait-il voulu mettre un terme à la vie de celle-ci? Et pour quelles raisons ? Toujours est-il que l’empreinte qui cerne les contours du cou de la pauvre femme restera indélébile.

Vous ne pouvez pas rester comme ça !

Toutefois, ces violences conjugales ne sont pas l’apanage de ce seul pays. En France, en Belgique ou partout ailleurs dans le monde, le vice est présent dans les couples. D’où l’appel à « l’urgence à l’indépendance pour sortir des violences conjugales ». Pour Pierre-Yves Ginet, il n’est plus question de présenter la femme en victime.  D’ailleurs, les combats qu’elle mène sont désormais perceptibles mais beaucoup ne sont pas assez médiatisés. Dans le tableau « Pacifistes israéliennes », par exemple, les « Women in black » brandissent des pancartes pour signifier leur refus de l’occupation des territoires palestiniens. Dans le même registre, les « Bat Shalom » ou femmes pour la paix, les militantes du « Machsom Watch », l’organisation « B’Tselem », l’Institut d’observation des droits de l’Homme dans les territoires occupés encore appelé « Ta’ayush » abondent tous dans le sens de cette recherche effrénée d’une stabilité entre Israël et la Palestine, stipule le journaliste.  Ce combat des femmes pour la recherche de la paix et de l’égalité est porté à travers d’autres tableaux, notamment la « Marche mondiale des femmes », « Darfour : le sacrifice des femmes »,http://fr.blastingnews.com/international/2015/02/l-armee-soudanaise-viole-et-tue-les-femmes-selon-human-rights-watch-00268675.html « Les chefs de famille palestiniennes », « Féministes afghanes », « Femmes kurdes de Turquie », « Femmes de la colline des mineurs, l’enclave de paix du Kosovo », « Népalaises dans l’étau entre les maoïstes et l’armée du roi », « Djazairouna pour les victimes du terrorisme », « Révolution des libyennes d’un printemps à l’autre », « Les femmes du kivu pour les victimes de violences sexuelles », « Les veuves d’Avega, mères adoptives des orphelins du génocide » ou encore « Femmes face au SIDA », entre autre. Des reportages réalisés à travers 25 pays du monde et qui rendent compte d’initiatives en faveur de la survie, l’égalité, la justice, la liberté et le développement durable. #Sénégal