Il y a quelques semaines, le film documentaire SALAFISTES de Lemine Ould M.Salem et François Margolin faisait beaucoup de bruit dans le domaine culturel. En effet, pour rappel des faits, la ministre de la culture de l'époque Fleur Pellerin avait interdit le film aux moins de 18 ans et son exploitation en salles étaient devenue très compliqué. Seules quelques salles de province s'étaient risquées à le programmer, expliquant meme leur choix avec des textes visant leurs spectateurs. Le film faisait débat un peu partout, et meme Claude Lanzman (réalisateur de SHOAH en 1985) avait fait entendre sa voix. Ses images un peu brutes et la prise de paroles de dirigeants salafistes dans plusieurs pays faisait du film un danger pour certains, et une nécessité d'informations pour d'autres.

Une bataille était menée par les avocats de la société de production Margo #Cinéma et elle vient d'acquérir sa première victoire. En effet, ce 18 février 2016, les avocats ont publiés un communiqué de presse précisant le retrait de l'interdiction aux moins de 18 ans, par le Tribunal Administratif de Paris.

Le communiqué précise que le film  "qui comporte des scènes de résistance ou de dissidence,permet au public, du fait même de sa conception d’ensemble et de la violence de certaines images, de réfléchir sur la portée de ce documentaire et de prendre le recul nécessaire face aux images ou aux propos qui ont pu y être présentés"

Le film est donc désormais interdits aux moins de 16 ans, ce qui est un handicap moins important. Mais ce qu'il faut retenir surtout, c'est que le film est enfin reconnu pour ce qu'il est : un droit à l'information et à la liberté de création.

Le travail des deux réalisateurs se voit, ainsi, un minimum reconnu et non plus entaché par les peurs des politiques de donner a voir au peuple d'autres images que les leurs.

Le film est toujours disponible dans certaines salles de cinéma, qui continue avec ce choix de programmation de défendre le film et ce qu'il représente.

La bataille n'est pas encore terminée, mais elle permet, au delà des libertés propres du film en lui meme, de rendre justice à la liberté d'expression et de création que l'on a pourtant tous défendues avec briot ces derniers mois.  #Art