Le 26 Avril 2016 dernier, l'#Afrique et le monde entier ont perdu un grand musicien. De son nom Jules Shungu Webradio Pene Kikumba, il était connu sous le surnom de Papa Wemba. Invité à se produire à Abidjan par le Groupe Magic System, l'artiste a rendu l'âme, subitement. Le monde de la musique venait de perdre un talent. Et comme toujours, lorsqu'il s'agit des grands hommes, c'est seulement après sa mort que la grandeur de son œuvre a été découverte par plusieurs d'entre nous. Et comment ?

 

Tout au long de sa vie jusqu'à sa mort, cet artiste hors pair a fait preuve d'une discipline rigoureuse en déployant ses talents de façon méthodique. Ainsi, il nous a appris que la musique, en plus d'être un art, est avant tout une science. En effet, Papa Wemba débute au sein d'un groupe musical et donc au sein d'un orchestre. Il s'inscrit dans une philosophie, se veut le chantre d'une musique, promeut un concept, octroie un siège à sa musique, lui assigne une finalité, et il est mort pour que vive le Panafricanisme.

 

Un orchestre : le Zaïko Langa Langa

Au commencement de sa carrière, Papa Wemba n'est pas un électron libre. Il débute au sein d'un orchestre, le Zaïko Langa Langa. Plus tard, en conflit avec les membres du groupe, il s'en sépare avec d'autres musiciens pour former le Groupe Isifi Lokole.

 

Une philosophie : la Sapologie

Papa Wemba n'a pas les idées entremêlées. Il sait où il va, et veut devenir un modèle presque parfait pour sa génération. C'est donc tout naturellement qu'il épouse la philosophie de l'excellence et de la perfection incarnée par la SAPE (Société des Ambianceurs et des Personnes" Élégantes) dont il devient un partisan fidèle. Là aussi, l'artiste montrera qu'il est à la hauteur car justement, "qui n'est pas Sapeur, n'est pas à la hauteur".

 

Chantre d'une Musique, promoteur d'un concept : la Rumba Congolaise

La méthode et la discipline guidant sa pensée, il ne se laisse pas disperser ni distraire en sautant du coq à l'âne. Toute sa vie, il se met au service d'une musique : la Rumba Congolaise. Avec ses collègues musiciens, on leur attribue l'exploit d'avoir inventé la cadence rythmée appelée "cavacha", le rythme "Kwassa Kwassa" avec le Zouk qui sont les composantes du Soukouss, autrement dit la Rumba congolaise.

 

Un siège pour sa musique : le village Molokaï

En général, tout musicien enregistre ses œuvres dans un studio. Quant à Papa Wemba, non seulement il enregistre sa musique dans les studios, mais sa Rumba Congolaise a un siège officiel : c'est le Village Molokaï.

 

Une finalité : Viva la Musica !

S'il est vrai que la musique, c'est danser, que vive la Musique ! La Musique, que la Musique, rien que la Musique ! A fond la Musique ! Quand il s'agit de danser la Rumba Congolaise, on ne doit pas se laisser distraire par quoique ce soit ! Telle est la finalité de la mission de Papa Wemba : faire danser, égayer les foules.

 

Mort pour que vive le Panafricanisme

Les archives retiendront que Papa Wemba, disciple du Panafricanisme qu'il a sans cesse promu, est né en République Démocratique du Congo, et mort en Côte d'ivoire. Pleuré, veillé, honoré, en même temps par ces deux pays qui l'ont connu et aimé, signe qu'il est mort pour que vive le Panafricanisme. Porté en liesse par l'Afrique et le reste du monde, toute sa carrière repose sur la méthode et la discipline.

 

Repose en paix PAPA !

Repose en paix l'artiste !

  #Célébrité #Chanson Francophone