On a tout dit sur le pachyderme marin du début du vingtième siècle... ou presque. Les ouvrages relatant les dernières heures du Titanic pourraient remplir des milliers d'étagères de bibliothèques, et nous ferions le tour de la Terre en mettant bout à bout les longueurs de films tournés sur le sujet. Il demeure pourtant un point de divergence important concernant la tragique facilité avec laquelle la coque en acier du paquebot a cédé. Il se pourrait que la simple déduction d'un auteur de romans puisse faire toute la différence sur le sujet.

 

Un épilogue atroce, une carrière si brève.

 

Cette nuit froide d'avril 1912 restera à tout jamais inscrite dans les pages d'histoire des tragédies maritimes. Les icebergs à la dérive, nombreux dans certaines zones de l'Atlantique Nord et apparaissant parfois aux parages de l'archipel des Açores, charrient avec eux toutes sortes de légendes. Depuis cette odeur si caractéristique décrite avec effroi par les marins, jusqu'à ces apparitions fantomatiques par des nuits de pleine lune, les monstres de glace défraient encore souvent la chronique et hantent les #Livres de bord. Ces montagnes glacées détachées par exemple du Groenland dérivent en Atlantique Nord portés par les courants. Il n'est pas rare que des icebergs charrient des blocs de roches emprisonnés dans leur glace depuis des millénaires.

 

Un romancier, une nouvelle théorie, et le début d'une explication plausible ?

 

La coque en acier, constituée de plaques rivetées, mesurait 25 mm d'épaisseur. En 1996, un sonar permet d'identifier précisément six petites entailles réparties sur le premier tiers avant du navire et ne dépassant pas 15 centimètres de largeur. Ces "déchirures" seraient les voies d'eau à l'origine du naufrage. Dan Defheaur, auteur d'un roman paru en 2010 et traitant du sujet, amène pour la première fois une hypothèse nouvelle : la glace de l'iceberg contenait un corps contondant ayant facilité la découpe nette de la coque. Cette idée a été récemment reprise par des experts américains.

 

Une logique romanesque implacable.

 

Les questions soulevées par l'apparente et extrême facilité avec laquelle l'iceberg a découpé la coque, trouvent ici une réponse simple et plausible. La science répond souvent à beaucoup de questions, solutionne des quantités énormes de problèmes, mais il arrive aussi que le foisonnement de l'imaginaire littéraire, propose sans réellement le vouloir, des point de vue menant à des conclusions hors de toute portée purement scientifique. Le Titanic n'a pas encore fini de faire parler de lui, et les kilomètres d'eau salée qui nous en séparent ne suffiront jamais à taire les légendes qui rôdent encore dans les amas de tôles rouillées gisant dans un linceul de vase. #Fait divers #Climat