Lire est un luxe. Le prix moyen d'un livre est de 12 euros. Certes il y a les livres de poche. Si l'on veut payer moins cher, il faut donc attendre. Certains éditeurs ne produisent pas ce type de version. Bien souvent, ce sont les ouvrages d'analyse ou universitaires.

 

Le livre institue d'abord un rapport intime à l'autre, au sens où la #Lecture est un acte de mise en relation entre auteur et lecteur. Intime ne renvoie pas à l'intériorité. Dès que j'ouvre le livre, je me transforme au même titre que je donne forme au livre. Je rentre aussi en relation sociale. Dans Fahrenheit 451 de François Truffaut, une dystopie stupéfiante, les livres sont promis à l'autodafé, car ils font trop réfléchir. Il y a un plaisir sadique de la destruction du savoir et indirectement du groupe social. On voit la couverture du livre de Cervantès, Don Quichotte. Référence au non-sens, à ces combats disproportionnés contre des moulins à vent. Cependant les hommes résistent, dans ce monde où les pompiers sont des pyromanes. Dans ce passage, un enfant retient quelques instants un livre :

 

 

Le pompier revêt les habits de grand Inquisiteur. Toute une cérémonie est jouée pour montrer derrière cette destruction du livre, le refus que les hommes expriment leur pensée. Mais l'enfant, symbole du futur, retient le livre. Il est curieux. Il porte en lui la promesse d'un retour. Mais dans le même temps, il porte aussi la possibilité de l'oubli.

 

Les brûler ne suffit pas à les anéantir. Il y a de multiples façons de maintenir les écarts, comme par exemple leur prix. Cependant, le web développe de plus en plus les livres en ligne à l'accès gratuit. Nombreux sont les sites sérieux proposant les "classiques" à la lecture, le tout sous l'oeil vigilant des responsables de la surveillance des droits d'auteur.

 

Le gouvernement a publié en Mars 2016 une infographie sur les Français et la lecture, réalisée en 2015 : 70% liraient au moins un livre par an. Les grands lecteurs en liraient 15 en moyenne. Dans une autre enquête, en 2015, celle du CNL, le Centre National du Livre, l'analyse fait ressortir des choix assez peu innovants en fonction du sexe et de l'âge. Ce qu'il convient de noter aussi, c'est le faible usage des bibliothèques, une des critiques à leur égard se fondant sur la courte durée du prêt. 

 

Mais le véritable enjeu est ce que les français lisent, pas combien de livres ils lisent ! Sur cela le gouvernement semble plus disert. Là est en fait le véritable écart.

 

 

Le 1er Mai et les syndicats : l'absence de consensus

Trois mots. Liberté, égalité, fraternité #Démocratie #Famille