Je me souviens d’un article atroce que j’avais lu il y a quelques années, dans la rubrique faits divers d’un journal à forte audience, et qui avait suscité en moi un terrible sentiment d’horreur et de révolte. Un grand couturier américain, se plaignant de ne pas trouver de mannequins assez maigres pour correspondre à sa nouvelle ligne printemps-été, eut l’idée aussi imbécile que cruelle de recruter directement ses modèles… parmi les anorexiques internées dans les services psychiatriques de différents grands hôpitaux !

 

Déjà auparavant, l’opinion publique n’en pouvait plus de voir ces squelettes sur pattes devenir la norme à laquelle toute femme digne de ce nom devait se conformer, causant par la même occasion une épidémie massive de désordres psychologiques et alimentaires au sein des populations féminines, tous âges confondus, mais en plus, désormais ce serait la maladie elle-même qui deviendrait littéralement le moule dans lequel le Femme doit se fondre !

 

Sans compter le fait qu’il est quasiment impossible de rester décharnée de la sorte sans s’écouler aussi bien à cause de la malnutrition que de l’épuisement inhérent à ce genre de régime, et que pour pallier à cette "baisse d’énergie", plus d’un top-model use et abuse de la cocaïne, autre #Mode suivie par quelques naïves qui n’hésitent pas à se poudrer à leur tour abondamment le nez, toujours dans le but de ressembler aux brindilles des podiums !

 

Qu’un mannequin se doit d’être svelte, mince, élancé, ça, je peux à la rigueur le comprendre, mais là où je ne suis plus du tout, c’est sur la façon dont on peut voir de la beauté et de l’élégance chez des #Femmes qui ressemblent à l’Oscar des salles de biologie ! Comme dit mon toubib, "Ce sont des médailles destinées à les féliciter de leur courage qu’on a adressées aux rescapés de Buchenwald, pas des prix de beauté !". Dans le même ordre d’idée, ma psy me dit qu’inconsciemment, les critères universels de beauté, ceux qui sont inscrits dans notre patrimoine génétique, sont la jeunesse, la vigueur et la santé. Difficile de penser d’une ombre cernée de 35 kilos qu’elle est jeune, saine et pleine d’entrain… et encore plus ardu d’admettre le folie furieuse qui semble avoir frappé l’industrie de la mode.

 

C’était il y a plusieurs années, j’ai perdu cette histoire de vue, mais je sais que certains esprits faibles continuent de suivre béatement ces préceptes draconiens à en être mortels. Récemment, un de mes amis m’a sorti qu’une femme, "au-delà de 60 kilos, ce n’est plus une femme, mais une dinde". Son épouse est gravement anorexique, et lui, il met tout en œuvre pour continuer à la maintenir dans cet état pour de glauques raisons esthétiques. Et depuis qu’il a prononcé cette odieuse phrase, faute de pouvoir le faire changer, je ne lui parle plus et ne lui reparlerai plus jamais.

 

La folie healthy, ses diktats et ses normes

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