Carjo Mouanda naît au Congo, à Pointe-Noire exactement. Le 05 avril 1980 il découvre le monde en poussant un cri de douleur. Il n'a pas choisi, comme chacun de nous, l'endroit où il voit le jour. Il se souviendra de ce qu'il a ressenti alors : l'injustice, la guerre, l'opprobre, la barbarie, la désolation et la misère.

 

Carjo Mouanda a probablement plus de chances que d'autres car il entre au collège. Puis, il enchaîne avec des études secondaires au Congo et universitaires au #Sénégal. Tout en pratiquant le sport amateur, comme par exemple le football et la pétanque, il commence à s'intéresser aux arts. Il aime la musique et devient chantre dans une chorale d'une paroisse catholique. Il ne dédaigne pas non plus le théâtre et le conte. Il découvre aussi l'écriture dans un pays africain de tradition orale.

 

Ayant découvert l'écriture, il s'arrête sur une forme d'expression : la poésie. Il aime les textes courts, ciselés, où l'expression libre lui permet de crier. Il crie l'injustice. Il clame la désolation, la misère. Parfois, il en a honte.

 

Son but est de bousculer les habitudes. Il veut éveiller les consciences. Son arme est la poésie. Arme dérisoire au regard de la tâche qui l'attend, mais arme essentielle qu'il utilise comme un glaive. Son bras est armé au service de la culture qui, seule, permettra au monde de se sauver. Par la culture, on acquiert la connaissance et la connaissance est la mère de tous les apaisements.

 

Il sait bien qu'il ne pourra pas vivre de son art. Alors, il étudie le Génie Informatique au Sénégal, ce qui lui offre un travail intéressant : Bussiness Developement Manager dans une grande société à Pointe-Noire. Dès lors, il s'activera autour de deux axes : l'informatique et la poésie. Ce qui m'intéresse ici, c'est le second axe. Car Carjo Mouanda s'investit pleinement dans son art. Il s'implique d'abord dans l'Alliance Ponténégrine des Ecrivains d'Expression Française, APEEF avant de représenter le Congo à la Cinquième édition des rencontres internationales de poésie de Dakar.

 

Par ses poèmes, Carjo Mouanda n'a de cesse de dénoncer, car c'est un poète militant. Car il voit que l'#Afrique se meurt au vu et au su de tout le monde. Les ventres sont vides, la faim engendre des cris qui n'atteignent pas l'abîme béant des communications internationales. Carjo Mouanda est malade de constater que l'Afrique ne brille que par la faim, les pleurs et la misère. C'est pourquoi il a participé à une anthologie de poèmes "Sourds à l'appel de la nature" émanant de poètes des cinq continents sensibilisés à la pollution de la planète.

 

Carjo Mouanda a produit plusieurs recueils de poèmes, notamment :

  • Cris de Douleurs en 2013, éditions Lire et Méditer. Carjo en appelle à la conscience humaine. Il veut éveiller le monde. Il dénonce un capitalisme aveugle qui se mélange avec les valeurs universelles. Ce recueil est préfacé par la poétesse Abbassia Naïmi.
  • Le Chant des Indignés en 2015, éditions La Doxa. Carjo s'interroge et crie ses émotions et ses douleurs. Il réaffirme son engagement contre l'injustice, la guerre, la barbarie et la misère. Ce recueil est préfacé par Marina Nicolaev, poétesse, architecte, traductrice, journaliste.

 

Carjo Mouanda a aussi participé à des recueils collectifs, notamment :

  • Les Cygnes de l'Aube, en 2011, une anthologie de poètes du monde,
  • Sourds à l'appel de la nature, en 2014, une anthologie de poètes du monde.

 

Carjo Mouanda participe à des entretiens, des rencontres et des festivals. Cet été, début août, il sera présent au festival de poésie qui a lieu à Montmeyan dans le Var, Montmeyan en PoéVie. Deux jours pleins consacrés à la poésie. Venez le rencontrer !

 

RichardTaillefer poète débraillé

L'interview d'un journaliste #Lecture