La fée Littérature et le démon de l’Ecrit sont rentrés de bien curieuse façon dans la vie de Jean-Louis Riguet. Il se défend d’être un artiste, préférant à ce mot le terme "écriveur", qui correspond bien plus à sa manière de penser. C’est un très vieux mot que beaucoup de dictionnaires ne connaissent pas. "Auteur" pourrait convenir également, car nous sommes tous auteur de quelque chose, dit-il… Il a commencé à être publié sur le tard, car il ne souhaitait aucune interférence avec son métier de notaire. Mais il peut sans nul doute affirmer qu’il a écrit toute sa vie, même si presque tous ses textes étaient sérieux.

 

Cet autodidacte pur ne se souvient pas trop du moment où la littérature est devenue sa vocation. Le seul examen officiel que Jean-Louis a obtenu est le BEPC, le brevet des collèges. Tout le reste ne concerne que des diplômes professionnels, mais si on faisait une comparaison avec ceux qu’il faut aujourd’hui, cela correspondrait à Bac +7. Sa plus grande fierté à ce sujet est d’avoir été, lui le sans-grade, enseignant au Centre de Formation Professionnelle de Paris, pendant quatre ou cinq ans, à une semestrialité du Diplôme Supérieur du Notariat, en phase terminale de la formation.

 

Il a donc toujours beaucoup écrit, ne serait-ce que pour réaliser les réponses des cours par correspondance. Son intégrité est une perle rare dans la jungle qu’est le monde des auteurs et des éditeurs. Je me permets de le citer : "Si l’on parle de mon travail personnel, je dirai qu’il repose sur 'sérieux', 'laborieux' dans le sens travail et 'confiance' dans le sens où, quand je m’engage, je vais jusqu’au bout. Je ne triche pas".

 

Ne rechignant jamais sur le travail à accomplir, Jean-Louis commence par faire ce qu’il est obligatoire pour ensuite se laisse absorber par l’écriture. Il ne se perd pas en conjecture, il agit ! Quand on promet, on fait. Et si on sait qu’on ne peut faire, on le dit et on ne s’engage pas. Et, fort de son expérience, il conseille à la génération d’auteurs à venir de travailler, travailler, travailler, se faire confiance, oser, croire en sa bonne étoile, et surtout rester humble. Il conseille aussi de rester dans l’échange et le partage, y compris sur le net. Même si on peut discuter la nécessité des réseaux sociaux, il faut bien constater que c’est un vecteur essentiel pour la promotion de son travail. Il a un site et un blog. Il partage aussi beaucoup sur les réseaux sociaux, avec des fortunes diverses. Il faut y être, sinon on n’existe pas.

 

À très court terme, nous pourrons découvrir son dernier livre "Le dénouement des jumeaux (Coulmiers 1870)" aux éditions du Masque d’Or. Un peu plus loin, Jean-Louis sera en dédicace le matin du 18 Juin, au Centre Culturel Leclerc de Fleury-les-Aubrais, de son livre "Récits historiques de l’Orléanais", aux éditions du Jeu de l’Oie, ainsi qu'au Salon du livre à Tours le 19 Juin prochain. Début Août, il se rendra au festival Montmeyan en Poévie dans le Var, consacré à la poésie. Enfin, en pure écriture, il planche déjà sur un projet important : faire une série de #Livres d’enquêtes avec la même équipe d’enquêteurs. Déjà trois romans sont écrits. Vivement le quatrième !

 

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