La Muse de la #Peinture est arrivée dans la vie d’Alain Larivière presque "thérapeutiquement". C'est, en effet, au cours d'une longue convalescence, à l'âge de 11 ans, qu’il a entrepris de dessiner... par ennui. Ensuite, inconsciemment, à chaque coup dur de la vie, il pris l’habitude de se réfugier dans le dessin... jusqu'à la création de son blog en 2006. Mais l’aventure artistique d’Alain a commencé lorsque, suite à la création de ce fameux premier blog, ses portraits ont étés remarqués par une autre artiste-peintre qui organisait une #Exposition... Celle-ci l'a alors invité à exposer à Wavre en Octobre 2007.

 

A l'époque, Alain commençait seulement à peindre, suite à une anecdote qu’il me raconte ainsi : "Je réalisais pour m'amuser des tas de portraits au crayon/ fusain, que je fournissais encadrés sous verre, jusqu'au jour où, deux fois consécutivement, leur destinataire m'a demandé d'ouvrir le cadre... pour vérifier s'il ne s'agissait pas d'une bête photocopie ! J'ai su alors que je devais passer à autre chose... la couleur". L'exposition de Wavre a été l'élément déclencheur : la qualité du travail des exposants, et surtout l'ambiance, lui ont définitivement inoculé le virus.

 

L'envie de progresser mais de, lui aussi, mettre le pied à l'étrier de jeunes débutants était née... D’ailleurs, à ce propos, il conseille aux peintres naissants : "Tout d'abord, apprendre à dessiner car il ne suffit pas de jeter de la couleur sur une toile pour se prétendre artiste. Rester libre dans ses choix de sujet me semble primordial : les académies 'formatent' beaucoup trop les jeunes. Se protéger des fausses flatteries qui sont légion dans ce milieu de requins qu'est celui de l'#Art ; trop de faux artistes, de soi-disant 'experts', évoluent dans ce milieu à l'image d'une société se dégradant, où nous en sommes arrivés au fait que pour expliquer n'importe quelle aberration, il suffit de dire que c'est de l'art ! En résumé : toujours garder à l'esprit qu'il sera un apprenti toute sa vie, surtout rester humble et travailler, encore et encore !".

 

De même, les réseaux sociaux ne sont, à ses yeux, qu'un outil de communication, pratique certes mais tellement superficiel ! La peinture étant pour Alain une passion... pas un moyen de vivre... Il partage, mais ne promotionne pas ! Etre artiste est pour lui un état d'esprit excluant toute notion d'argent.

 

Depuis le déclic de 2007, de nombreuses expositions collectives s'en suivirent, entrecoupées ça et là de solos. Il est, à ce jour, très souvent qualifié de "pro", propos qu’il dément formellement : "Je ne suis qu'un amateur, autodidacte qui aime bien faire les choses... sans plus !". Parallèlement, il organise des expositions collectives dont la plus grosse, le Challenge Alari (son nom d'artiste), en est à sa 8ème édition cette année, et réunit une centaine d'artistes chaque mi-Septembre dans un cadre prestigieux, l'Abbaye de Brogne à St-Gérard (Belgique). 

 

Cet homme de cœur est aussi un homme de tête : malgré d’AVC qui l’a frappé il y a 18 mois de cela, il continue à peindre, encore et toujours, une tasse de café à la main, et animé par la musique qu’il met dans son atelier, en accord avec le thème de la toile en cours. Et il sera bien là, actif et présent, lors de deux expositions à venir, ainsi qu’à son fameux Challenge. Si sa revalidation se poursuit, il escompte, dès l'an prochain, penser beaucoup plus à lui-même : peindre plus, élever son niveau et, sans doute, exposer une ou deux fois l'an à l'étranger. Mais ne lui demandez pas ses sujets de peinture à venir : il n'en sait rien... il se lève un beau matin avec une idée en tête, et c'est parti... allez donc savoir ! C’est aussi ça, la magie de la peinture !

 

Dominique Malabry l'homme peintre

Richard Garro, le photographe de l'imaginaire-réel