Grande nouvelle : des élèves de première de série générale, venant de passer leur épreuve écrite anticipée de français ce 17 Juin 2016, suite à la rédaction du commentaire sur un texte d'Anatole France, "Éloge funèbre" d’Émile Zola écrit le 5 Octobre 1902, ont annoncé un changement de sexe de l'auteur. Cet exotisme de l'ignorance met en doute le contenu des connaissances qu'un lycéen devrait acquérir et conquérir. Jusqu'à quand devrons-nous consentir en silence à la diffusion à l'échelle nationale de la méconnaissance de notre héritage ?

 

Ce n'est pas seulement un problème de programme et de pédagogie dans l'éducation mais aussi une volonté déguisé des parents, une complicité de nous tous. Ces grands trous qui construisent notre culture collective sonten train d'édifier un devenir pire d'année en année, pierre par pierre, dessinant un arc en ciel seulement à deux couleurs. Les enfants sont notre avenir et aujourd'hui ils sont témoins de leur propre ignorance, de leur inculture et en masse. Ce ne sont plus deux cas par-ci par-là, ce sont des générations entières. Nous en voudront-ils pas un jour de ne leur avoir pas dit que cette culture tend à nous rendre libre de tout asservissement et conditionnement. Quelle est cette vigueur des triomphes ?

 

C'est sûr, la culture, les mots, c'est aimé. C'est ce que nous sommes, notre nature même. Aujourd'hui, "nous aimons", "nous n'aimons pas"... Nous sommes partenaire lorsqu'un enfant dit qu'il n'aime pas le français. Nous trouvons presque que cela est normal, car nous aussi nous étions comme lui à son âge, etc, etc. Il faut le répéter, cela n'a rien à voir. Les contextes sont différents, l'éducation et la sensibilité évoluent aussi avec le temps. Il n'y a pas une volonté particulière de faire de chacun de nos avenirs des esthètes de littératures mais des hommes d'honneur libres. Ces maladresse culturelles, qui sont dénigrées souvent, c'est en définitive le reflet de ce que nous sommes.

 

C'est une instruction naturelle qui est inscrite dans notre code génétique, influencée par notre milieu et talonnée de nombreux imprévus de la vie que nous rencontrons sur notre chemin. Pourquoi se sauver de nous même ? La culture humaniste et scientifique contribue d'une certaine manière à consolider une force collective de notre société pour vivre en son sein libre et égaux : vivre bien. C'est une manière de cultiver, nourrir l'humain et de s'émerveiller, au grand bonheur de nos sens, devant de si stupéfiantes beautés que le monde nous montrent du doigt tous les jours, qu'il crée ou qu'il a créé, pour donner la possibilité de nous émouvoir, nous enflammer pour la vie, sa vie et ensuite pouvoir raconter, témoigner de cette grandeur, la transmettre car il n'y pas de connaissances sans humanité. Et ça, c'est de l'espoir 100% culturel !

 

Une autre idée du bonheur

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