Eric Dubois a été un candidat malheureux à l'Académie Française au fauteuil vacant d'Assia Djebar, le numéro 5, qui était à pourvoir à la suite de son décès en 2015. Certains disent qu'il s'agissait d'un énième épisode reflétant l'effondrement intellectuel de l'institution, jadis prestigieuse, et qui offrirait actuellement un spectacle consternant à chaque élection. Eric Dubois se dit "militant actif de la cause poétique et de la condition de la poésie et des poètes".

 

On ne peut pas dire qu'Eric Dubois soit inactif. Il a publié depuis une trentaine d'années une vingtaine de #Livres et de nombreux poèmes en revues et dans des anthologies. Il est encore jeune, cinquante ans. Il lui reste du temps pour faire parler de lui, et surtout faire parler sa poésie. Il milite pour les peu connus ou les méconnus, et c'est au nom de tous les "exclus" et de tous les "marginaux" qu'il souhaite se représenter à l'Académie Française de nombreuses fois. Son souhait : conjuguer les différentes voix dans un même élan commun, mobiliser les poètes ! En dehors de la poésie, Eric Dubois aime peindre et faire des photos avec son smartphone. Il ne dédaigne pas monter sur les planches pour faire du théâtre amateur ou lire ses poèmes.

 

Au service de la poésie, il tient une revue culturelle en ligne "Le Capital des mots" et dirige en qualité de président l'Association du même nom. Il blogue beaucoup : les tribulations d'Eric Dubois - Journal, Nouvel Orphée, La pierre de l'aube, Joinville-le-Pont, Voyage immobile dans le temps suspendu. Il co-anime avec Jean-Claude Caillette une émission radiophonique Le lire et le dire sur Fréquence Paris Plurielle. Il est membre du Collège du Prix Littéraire Rive Gauche à Paris et de l'association Rive Gauche à Paris ainsi que du Comité de lecture du Prix Poésie en Liberté. Eric Dubois est aussi lecteur-récitant et performeur avec l'association Hélices et le Club-Poésie de Champigny-sur-Marne.

 

Eric Dubois ne relit pas souvent des romans sauf L'Etranger de Camus ou La Peste. Par contre, il lit souvent les oeuvres de Rimbaud et Guillaume Apollinaire. Il aime particulièrement  des perles méconnues Patricia Laranco, poétesse et critique littéraire, et France Burghelle-Rey autre poétesse, ou encore Jean Gédéon ou Emmanuel Berland.

 

Eric Dubois considère que la communauté des poètes en France est petite, car tous les poètes se connaissent pratiquement tous entre eux, les plus connus et les "un peu moins connus" à partir du moment où ils publient. Il assure que les poètes se lisent entre eux et qu'il existe des échanges et une vraie entraide entre les poètes. Il est un fidèle depuis quinze ans du marché de la poésie Place Saint Sulpice à Paris.

 

Il s'insurge sur le fait qu'il y a confusion entre Slam et Spoken Word. Pour lui, le Slam est simplement une scène ouverte où chacun passe à tour de rôle pour lire un texte de quatre à cinq minutes sans musique, sans accompagnement, sans mise en scène. Le Spoken Word est le fait de dire des textes sur de la musique. Ce qui a pour conséquence que beaucoup de rappeurs sont entrés dans le monde du Slam pour se faire connaître et sortir des disques.

 

Eric Dubois est persuadé que le romancier et le poète ont le même rôle dans la société, en précisant toutefois que l'on ne se déclare pas poète qui est plus une attitude, une profession de foi, et que l'on peut être poète sans écrire un seul mot.

 

Alors qu'il semble y avoir un désintérêt pour la poésie, bien qu'elle soit encore enseignée dans les écoles, Eric Dubois milite pour que la poésie devienne populaire et qu'elle ne soit pas seulement et simplement élitiste. C'est pourquoi il crie : "Poètes, mobilisons-nous !"

 

Eric Dubois sera à Montmeyan en PoéVie les 5 et 6 Août 2016.

 

Carjo Mouanda poète écorché vif

Thomas Chaline poète #Peinture #Art