Historiquement, de nombreuses méthodes réservées à des publics spécifiques ont été depuis longtemps désignées par ce que l’on appelle le "français de spécialité". Ces dernières portaient sur une spécialité (le français juridique, le français médical, etc.) ou sur une activité professionnelle (l'hôtellerie, le tourisme, les affaires). Seulement, cette langue de spécialité a connu de multiples appellations au fil des ans.

 

Durant une trentaine d’année d’histoire, on a assisté à un changement terminologique passant du "français fonctionnel" au "français sur objectif spécifique". Une époque où de nombreux chercheurs ont vécu toute une polémique autour de l’étude terminologique du français  enseigné à des publics spécialisés. Arriver à distinguer avec concision les significations que recouvrent les notions auxquelles renvoient ces mots, est loin d’être une tâche aisée. Ce changement conceptuel qui concerne la langue de spécialité est lié à l'évolution des méthodes et des méthodologies qui ont marqué bien évidemment la didactique des langues vivantes.

 

D’ailleurs, la problématique que traite ce que l’on appelle actuellement le  FOS a largement été prise en compte par les travaux méthodologiques de la didactique audiovisuelle ou de l’approche fonctionnelle. Des recherches de didacticiens ont été réalisées ayant pour seul objectif de régler les problèmes de formation linguistique auprès des étudiants scientifiques, des migrants et des réfugiés.

 

Cependant, la méthodologie audiovisuelle a été considérée comme une approche trop centrée sur l’aspect linguistique de la langue et c’est ainsi qu’elle cède le pas à l'approche fonctionnelle qui a su placer le sujet-apprenant au cœur de toute préoccupation. Le terme "fonctionnel" s’appuie en général  sur un type de public, un apprentissage et un contenu linguistique. L'approche fonctionnelle s'est élargie davantage en se centrant sur tous les publics, particulièrement sur ceux dont l’emploi de la langue française est lié à une activité professionnelle. Mais cela, sans pour autant délaisser les différents aspects linguistiques de la langue enseignée qui ont aussi toute leur importance. En effet, nous avons longuement considéré la langue de spécialité comme une "sous-langue spécifique de la langue générale", spécifique en matière de contenu de ses termes. Il est vrai que l’aspect lexical représente une partie importante dans la caractérisation de la langue de spécialité, mais ce n'est pas son unique trait générique : nous avons le "Pragmatique", le "fonctionnel" et le linguistique.

 

Selon le Dictionnaire de didactique des langues (1976), la langue de spécialité est définie comme "expression générique pour désigner les langues utilisées dans des situations de communication (orale ou écrite) qui impliquent la transmission d'une information relevant d'un champ d'expérience particulier". A l'intérieur des langues de spécialité, on retrouve :

  • Les langues scientifiques tels est le cas des langues de la physique, des mathématiques, etc.
  • Les langues techniques comme les langues de la pétrochimie, de la fonderie, etc.
  • Les langues professionnelles ou de métiers comme par exemple, les langues de la boucherie, de la menuiserie, etc.

Des chercheurs estiment aussi qu'une langue de spécialité est faite d'un ensemble d'objets linguistiques et/ou langagiers défini par le lien qu'il entretient avec une "spécialité" tel que le français des affaires, le français juridique, etc. 

 

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Le temps des regrets, Mary Higgins Clark, Albin Michel #Education #Lecture