Dans les rues, nous croisons de temps en temps ce que nous appelons des marchandes de rêves, des bohémiennes, des manouches ou encore des diseuses de bonne aventure. D’aucuns le prendront avec le sourire quand d’autres n’auront qu’une envie, les fuir comme la peste, faire un détour pour ne pas les croiser évitant ainsi de se faire alpaguer. Alpaguer, c’est bien l’expression requise dans la mesure où c’est un peu comme cela que ça se passe. Elles n’ont peur de rien ces femmes mystérieuses, elles n’ont pas froid aux yeux non plus et elles sont souvent très (trop) entreprenantes.

 

Jonathan va l’apprendre à ses dépens lorsque l’une de ces femmes va lui prédire son avenir. L’avenir ? Oui, sauf qu’elle lui annonce sans aucune retenue que sa fin est proche, la mort est là, toute proche. Il est papa d’une fillette de sept ans, et pour lui une fin imminente n’est pas concevable. Pourtant, suite à sa rencontre avec cette femme, sa vie va basculer, chamboulant tout son quotidien tranquille, réglé comme du papier à musique.

 

Il se rend alors chez sa tante, Margie, pour parler avec elle de ce qu’il lui arrive. Au fil de la conversation, il va se rendre compte que son existence n’est peut-être pas celle qu’il voudrait vivre en réalité. "Sachant" ses jours comptés, sa tante va l’orienter vers une prise de conscience qu’il n’avait jamais explorée pour le mener sur le chemin de la sérénité. Sur ce chemin, il va trouver les réponses aux questions qu’il se pose et s’apercevoir que ces réponses tant cherchées ne sont ni ailleurs ni autour de lui, que ce ne sont pas les autres ni l’entourage qui les possèdent, mais bien lui.

 

Se regarder, c’est bien, néanmoins, lorsque ça ne s’arrête qu’à la surface, à la façade, ce n’est ni utile, sauf pour les narcissiques, ni profitable. En ne regardant pas en soi, nous avons finalement tendance à nous mentir à nous-mêmes en vivant notre existence en nous laissant simplement porter sans en être l’acteur, mais seulement le spectateur. Au bout du compte, on se dit qu’on a probablement raté quelque chose parce qu’on s’aperçoit, trop tard, qu’on aurait aimé vivre autrement, sans n’avoir jamais rien fait pour changer ce qui devait l’être. Les réponses à nos interrogations, notamment existentielles, se trouvent en nous, à l’intérieur ! Pas cachées, juste incrustées profondément. Il faut alors creuser, gratter, puiser pour les faire apparaître.

 

Cette introspection nous amène alors à réaliser qu’il est agréable d’être en vie, certes, mais surtout qu’il est bon, voire exultant, de se sentir vivre. Une petite nuance qui a tout son poids. Sortir de son quotidien pour constater avec le cœur, et pas seulement avec les yeux, qu’il y a tant de choses à admirer, de moments à partager avec autrui, proches et moins proches. Apprendre à aimer les choses simples en mettant un peu de côté l’aspect matérialiste, entre autres.

 

À travers Jonathan, ce #Roman amène le lecteur à réfléchir en se posant des questions auxquelles il n’avait peut-être pas pensé, mais qui ont toute leur pertinence. Ce qui est agréable de surcroit, c’est que l’auteur y amène le lecteur avec une certaine légèreté. Le style de Laurent Gounelle est fluide, sans complexité dans les termes, permettant une #Lecture aisée au plus grand nombre. Ce roman est donc accessible à tout lecteur, poussant à l’introspection, l’air de rien.

Ici, on ne s’ennuie pas, on apprécie !

 

Informations sur le livre :

Titre : Le jour où j’ai appris à vivre

Auteur : Laurent Gounelle

Éditions : Kero

ISBN : 9782366580983

Prix : 19,90 €

Éditions : Pocket

ISBN : 9782266258739

Prix : 6,95 €

Format Kindle : 13,99 €

 

Au cœur des forêts, Christian Signol, Editions Albin Michel & Le Livre de poche

"Ce que j’aimerais te dire", Nikos Aliagas, Éditions du Nil #Livres