L’art qu’est-ce ? Une entité ? Un revers vécu ou imaginé ? Pourquoi l’art ? Ces questionnements vivent et traversent notre esprit mis en cause par cette incompréhension qui frise l’ineptie et la non-déduction de soi. Serait-ce utile ? Pour qui ? Finit-on par l’apprivoiser ? Ô Dieu que non ! Vivre est-il un art ? Pourquoi ? Pour qui ? Comment ? L’individu se prête à ces mots et ces phrases, mais personne ne sait la fin. Le RAVY (rencontres d’arts visuels de Yaoundé), ce festival quelque peu hors du commun assemblé de prestations diverses, nous étale ses avoirs dans la ville de Yaoundé au #Cameroun. Du 25 au 31 juillet 2016, se tient donc cette célébration, qui a lieu tous les deux ans afin de faire valoir l’art contemporain d’ici et d’ailleurs. De nombreuses nationalités venues de tous horizons, illumineront la ville aux sept collines par des prestations aussi originales et marginales qu'elles soient.

 

Se réinventer artistiquement tient d’une prolongation visuelle substantielle dans l'art contemporain

L’art contemporain peut se décrire et se définir comme incorrect, peu sociable, et tiens à toujours garder secrète cette petite partie dont personne (ou presque) n’arrive à trouver la clé afin de comprendre. L’exagération, la non-maitrise de soi, l’opprobre, ne veulent pas dire grand-chose lorsque l’art s’installe en soi. Sommes-nous destinés à vivre avec l’art ? Que de questionnements sans réponses, pourtant l’art est bien présent et ne cesse d’activer sa locomotive. Richard Martel (créateur du centre « lieu centre en art actuel »), artiste performeur venu du Québec au Canada, s’exprimera lors du lancement de l’atelier d’installation des arts visuels au Musée la Blackitude (situé derrière le Boulevard du 20 Mai), en mettant en exergue l’utilité et l’importance de l’artiste dans la société. En effet, le festival sera réparti en performances, en colloques, en expositions, en ateliers ainsi qu’à des talks.

Le monde est actuellement bouleversé par de nombreux conflits dont les attaques terroristes qui ne cessent de se multiplier, alors l’artiste par son biais, le dénonce et l’émet directement ou indirectement à travers des performances en tout genre. Les artistes venus de Finlande, du Nigéria, du Japon, du Cameroun entre autres feront des performances assez démonstratives, ceci en vue de restituer de manière unilatérale, tous les maux dont a souffert notre continent ces dix dernières années. Le public camerounais découvrira ainsi quelques atouts de cette intransigeance culturelle, en parcourant les lieux de représentations arrêtés à cet effet (Musée la Blackitude, Institut Goethe, Othni, Mvog-Ada, Rond point Nkongkak, Avenue Kenedy).

Le RAVY est et reste également une plate-forme qui permet aux artistes de se découvrir et d’échanger afin d’avoir de meilleures collaborations et de meilleures perspectives. Le mardi 26 Juillet 2016, aux environs de 19 heures au Musée la Blackitude, la performance de Leena Kela (Finlande) a abouti à une expression bien plus orientée vers l’espoir et la désillusion. Quant au performeur Yves Lionel Embappe dont la transcendance aura mené à une fluctuation plus ou moins subversive du mode intemporel vital, il influe de manière dérisoire son inadéquation aux bouleversements dont est sujet la nature. Avec une touche d’originalité, ce jeune pensionné de la contemporalité terminera son histoire en se jetant vers une déclinaison de la norme sous le joug de la complaisance. Le RAVY peut commencer.

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