Christian Etongo (#Cameroun), cet artiste dont les prestations ne se comptent plus, nous a fait transparaître son illumination à travers une phase post-cléricale, ceci au regard de la décadence perpétuelle de l’Homme. Son hymne au désespoir nous a entraînés vers ce simulacre que représente la mort. La haine ne pourrait engendrer que son semblable, ce performeur avant-gardiste nous impliquera et nous confondra dans son univers parsemé de milliers d’attaques irréversibles et peu calculées. Le RAVY (rencontres d’arts visuels de Yaoundé) qui se déroule du 25 au 31 juillet 2016 à Yaoundé au Cameroun, aura eu cet effet boomerang sur le public en déversant sa verve jubilatoire quasi impossible (pour les non-initiés) au travers ses représentations cycliques et impersonnelles.

 

L’art pour l’art est-il plausible ?

La société, de par son schisme contradictoire défend ses intérêts en imposant certains vis-à-vis à respecter si l’on veut s’y perdre. L’étau de la désobéissance nous prouve ou nous stigmatise en tant que démesure intrinsèque variant sa phobie entre la complaisance et la fuite. Sommes-nous assujettis à une pensée ou à une vérité ? Où naissent-elles ? Qui peut le savoir si ce n’est que celui qui sait ? Le positionnement de la matière nous perds constamment dans cette présence universelle ou se rallie une suite infinie érigée par le facteur appelé temps.

La performance de Christian Etongo nous projette vers ces questionnements sur le pourquoi de la vie ? La traçabilité de son imaginaire fera lever le doute sur les inégalités, la peur, la haine, Dieu, l’église, l’amour et enfin la mort. Le mercredi 27 juillet 2016 aux abords de 14 heures à Yaoundé sis au quartier Mvog-Ada, cet artiste subliminal exprima ses émotions et sa non-dévotion au préceptes communs en parodiant voire en fustigeant l’Homme. Qu’est-ce de se haïr ? La fin n’est-elle pas la même ? Pourquoi les religions ? Ne sommes-nous pas une seule et même chair ? La descente aux enfers dont les Dieu des nations nous guident en nous entraînant irrémédiablement à la persécution, semble aujourd’hui inavouée vers un absolu peu imagé se rattachant à un cycle incertain. L’expression de sa prestation aura été l’une des plus profondes et démonstratives suite aux bouleversements dont fait part de nombreux états en ce moment. Les guerres tribales, ethniques ou de religion ne manqueront pas de faire de cette démonstration leur parloir en tant que maîtres de la discordance. Christian Etongo, l’artiste, l’homme, le citoyen est là.

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