Tandis que les #Jeux olympiques de l’été 2016 se déroulent à Rio, sur les écrans ce sont ceux de 1936 qui nous sont remémorés, et pour cause puisqu’ils eurent lieu à Berlin, sous le régime hitlérien. Le film de Stephen Hopkins « la couleur de la victoire » nous replonge dans ces années sombres où la politique et le sport luttaient pour une guerre des pouvoirs. L’occasion de suivre l’apogée de la carrière de James Cleveland Owens alias Jesse Owens, cet athlète afro-américain venu d’Alabama qui y décrocha plusieurs records du monde. Le réalisateur a reçu d’ailleurs le soutien de la famille Owens ainsi que de la fondation éponyme du sportif.

La couleur de la victoire : le synopsis :

Le film nous présente la vie de Jesse Owens (incarné par le talentueux Stephan James), de ses premiers pas à l’université de l’Ohio en 1934 avec les brimades liées à sa couleur de peau à la relation complice qu’il entretiendra au fil du temps avec son entraîneur, Larry Snyder, un ancien athlète blanc qui a raté sa chance lors des jeux olympiques précédents (incarné par Jason Sudeikis).

On y découvre la préparation durant deux ans de ces jeux par le futur champion, issu d’une famille d’esclaves sudistes, mettant en avant la pression sociale et raciale des années 30 aux Etats-Unis, qui s’insurgent contre le nazisme tandis qu’ils pratiquent une ségrégation sociale et raciale encore très marquée à l’époque.

Nous sommes amenés à suivre ensuite tout le parcours de Jesse Owens lors des jeux olympiques de 1936, tandis qu’il gagne quatre médailles d’or (100m, longueur, 200m, 4x100m) et bat les records du monde sous la liesse populaire, à la barbe d’Hitler, humilié publiquement vis-à-vis du modèle aryen qu’il propage dans les années 30.

Mon avis :

Le film nous donne un accès privilégié au contexte politique de ces jeux allemands, très tendu car les Etats-Unis ont failli les boycotter et que c’est Avery Brundage, dirigeant sportif du comité olympique, qui aida à la participation des américains malgré la menace d’une propagande nazie à l’échelle mondiale.

Ce contre-pouvoir de Jesse Owens, digne et fier, poursuivant ses défis pour se dépasser malgré le racisme ambiant est une ode à l’espoir, prouvant que même dans le pire chaos il faut s’accrocher à ses rêves et persévérer pour vaincre ses détracteurs, par nos actes. Malgré ses victoires, Jesse Owens sera également confronté au racisme américain, qui ne reconnaîtra que des décennies plus tard ses records mondiaux et sa bravoure durant ces jeux à Berlin.

Sa détermination, ses prouesses en athlétisme et son exemple lors des jeux olympiques de 1936 en firent une légende.

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