Encastré entre les différents bassins du Vieux Port, le quartier bohème et artistique Saint Nicolas et celui des Minimes avec son Aquarium, le #Gabut occupe une place névralgique au centre de la ville et se veut comme un point de passage incontournable. Cet ancien quartier de pêcheurs accueille aujourd’hui sous la forme d’un village scandinave haut en couleurs, appartements, office de tourisme, PME, boutiques, bars et restaurants. Animé de jour comme de nuit, le quartier offre au pied de la Tour Saint Nicolas un autre espace de choix, à l’utilité longtemps indéterminée, celui des friches portuaires du Gabut.

 

Des Ateliers de Construction Rochelaise au StreetArt, une histoire tumulteuse

Après la disparition, en Septembre 2014, du dernier parking gratuit du centre-ville au milieu des ruines de l’ancien chantier naval, la mairie enterre définitivement, en Décembre de la même année, le projet hôtelier de luxe qui empêchait toute autre initiative de développement depuis près d’un quart de siècle.

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Abandonnés dans les années 80, les murs de ces bâtiments avaient alors été mis à disposition par la mairie aux #Artistes rochelais en attendant de savoir à quelle sauce les lieux allaient être réhabilités. Cependant la décision a enfin été prise, ces friches portuaires sont dorénavant vouées à devenir un espace culturel et de détente. Théâtre, danse, musique, ou encore marchés de créateurs sont au programme de cette reconquête du site. C’est également là, cette année, que le phénomène "Nuit debout" s’est tenu du 09 Avril au 03 Juillet en opposition au projet de loi travail El Khomri.

 

La "Place des Graffs", sanctuaire du StreetArt

Aujourd’hui le Gabut reste synonyme de liberté d’expression et notamment grâce aux graffitis, mais attention, on ne parle pas de vulgaires tags ! Un peu de lettrage certes, mais beaucoup de grandes et magnifiques fresques.

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Le charme et la magie du lieu résident principalement dans son côté éphémère. Hormis un tableau réalisé en Janvier 2014 en hommage à Terence Robert, graffeur rochelais décédé d’un accident de bodyboard , tous sont appelés à être "repassés", comme ils disent, à plus ou moins long terme. Selon certains artistes, des surfaces sont plus délicates à tagger, ce qui explique donc pourquoi certains dessins bénéficient d’une "exposition" plus longue que d’autres. Somme toute, les murs de la friche du Gabut sont régulièrement renouvelés, donnant à ces vieilles pierres une réelle seconde vie et aux touristes comme aux rochelais de nouvelles surprises à chaque passage. #Graffitis