Peindre des émotions sur une toile, permet aux uns de pouvoir s’exprimer et aux autres de se récréer un monde dont seule la pensée a la clé. Ce jeune camerounais habitant de la ville de Yaoundé, n’en est pas à son premier essai dans cet univers magique, parsemé de couleurs et de visions irréelles et pluralistes. Dessiner et peindre n’ayant plus aucun secret pour lui, Didier Ebanda, cet artiste plasticien, alloue forme et choix de couleurs, selon ses émotions et le ressenti qu’il a face à une position et une toile bien déterminée. Très impliqué professionnellement, ce jeune homme exprime sa vision du monde dans un esprit de partage et de communion. Ses toiles se mariant avec des couleurs aussi différentes les unes que les autres, permettent assurément de percevoir le côté abstrait et mystique de la nature humaine, lui permettant sans doute d’observer des personnes évoluer comme des entités qui ne cessent continuellement de s’exprimer en lui. Afin de faire découvrir une fois de plus ses toiles et cet art au public camerounais, Didier Ebanda exposera (ses oeuvres intitulées "Vibrations Caloriques") son travail au FIIA du 30 Octobre au 30 Novembre 2016 à Yaoundé.

Peindre pour exister s’accorde avec un idéal de survie

En parcourant une à une les peintures de ce jeune camerounais, on peut remarquer cette assiduité qu’il exprime en peignant en symbiose avec des couleurs nacrées qui se jumellent uniquement avec son état d’esprit de rassembleur. Le bleu rejaillit aisément de ses toiles avec une once d’espoir et de réhabilitation subsidiaire. L’abstrait tient véritablement une grande partie dans son travail. En se perdant dans les méandres de son monde, le travail de Didier Ebanda nous impose sans préavis cette accalmie dont ont besoin ces êtres en quête de vérité et de reconnaissance. La peinture pouvant agir sous forme de thérapie, imbibe le travail de ce jeune-homme au point ou son être toujours prêt à relever les défis, ne peut que s’incliner devant autant de parallèles.

Sursoir de son art est-il nécessaire pour se réinventer ?

S’armer de ses qualités peut sembler noble et sans entrave, aller vers un but sans s’y résoudre remet en question les préceptes de chaque entité. Peindre le non conformisme, penser au surréalisme, aligner son dépotoir de paranoïa illumine de manière bancale le travail effectué sur ses toiles. Poussé par ses rêves et ses ambitions, Didier Ebanda estime que s’exprimer sur un tableau, c’est avoir la capacité d’être libre et de pouvoir se regarder en face. Fier de pouvoir autant donner, cet artiste plasticien pense laisser en héritage son engagement envers son travail, afin de permettre à l’humanité de retrouver sa conscience collective. #Internet #Art #Cameroun