Cela fait plusieurs années que Haruki #Murakami attend sa récompense : le Prix #Nobel de littérature. Mais, apparemment, il lui faudra encore un peu de patience... Le 13 octobre 2016, on lui a préféré le chanteur Bob Dylan. Pourtant, les tendances le désignaient déjà presque comme gagnant, et ce n'est pas la première fois. En effet, très apprécié à l'international, et surtout dans son pays, le #Japon, les lecteurs peuvent tous se demander pourquoi il n'a pas (enfin) été désigné. Selon Yukiko Duke, qui a traduit l'essentiel de ses oeuvres, ce nouvel échec tient principalement au fait qu'il ne soit pas réputé pour son engagement politique. Si son style est très original, il est simple et efficace - ses oeuvres comptent parmi la plupart des best-sellers au Japon - mais Murakami est "considéré comme un peu trop léger". En d'autres termes, pour être récompensé par le Nobel, il faut aussi que l'homme véhicule des idées et des valeurs dans ses oeuvres. La beauté seule importe peu ; elle doit être au service d'un idéal

Pourtant, c'est peu de dire que les oeuvres de Murakami font fureur, et qu'elles se vendent particulièrement bien. En effet, parmi ses derniers, 1Q84, qui fait jusque dans son titre référence à la dystopie de George Orwell 1984, s'est, dès la sortie de son premier tome au Japon en 2009, épuisé le jour même. Le tirage avait dû être refait dans la soirée. Ainsi, un million d'exemplaires se sont vendus en un mois. En outre, le dernier roman en date, L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, publié au Japon en 2013 et en France en 2014, y a été écoulé à un million d'exemplaires lui aussi. Mais les voies du Nobel sont impénétrables, et, bien qu'il n'existe pas de critères officiels de sélection, les paroles du fondateur Alfred Nobel résonnent encore. Ce dernier, en effet, souhait que son prix récompense une oeuvre "ayant fait preuve d'un puissant idéal"

Attentes déçues, mais échec accepté au Nobel

De toute façon, Murakami lui-même ne semble pas tellement déçu de ne pas avoir, une nouvelle fois, été récompensé. Contrairement à d'autres, il ne s'en prend pas à l'Académie suédoise sur ses choix parfois douteux et sur ses critères implicites de sélection. D'ailleurs, ces critiques ne concernent pas seulement la littérature ; on peut aussi attaquer cette académie sur ses choix dans d'autres domaines, comme la paix. Or, selon lui, il n'a pas besoin de cette distinction pour vendre ses livres, et cela lui convient parfaitement. La reconnaissance de ses lecteurs lui suffit. Mais la vie réserve beaucoup de surprises, attendons de voir les résultats de l'année prochaine !