Encore inconnu du grand public, Lancelot Mingau est un jeune cinéaste qui réserve un UGC pour le lancement de ses courts-métrages. Déjà passé par le Short Film Corner du Festival de Cannes et l’Ozark Shorts de Los Angeles, il présente cet automne son troisième court-métrage, Un Silence. Retour sur le parcours de ce nouveau talent du #Cinéma.

Assis à la terrasse du Café de Flore, Lancelot Mingau, 23 ans, reçoit plusieurs acteurs pour son prochain thriller, Groupe Sanguin. Cheveux de feu et regard perçant, il joue carte sur table. « Je veux que l’on se distingue des autres », répète-t-il régulièrement. Ancien vendeur de DVD place Gambetta (Paris XXème), il prend la décision de devenir réalisateur à l’âge de 14 ans. Dès lors, il tourne plusieurs courts-métrages amateurs en Mini DV. S’ensuit plusieurs années de stages dans des sociétés de production et de réalisation de projets. Première victoire lors du concours Arte sur la fin du monde, où il réalise Destins Croisés, et termine 20ème sur 450. Impressionné par le film, Allociné décide d’en faire un article.

Son ascension ne s’arrête pas là puisque fin 2012, il se lance dans la réalisation d'un premier court-métrage professionnel, En Direct Sur, un film explosif et cynique sur le voyeurisme des médias, ainsi que sur leur violence. Faute de budget, il va démarcher un à un les commerçants de Paris. Neuf mois plus tard, le défi est relevé. Autre succès, le comédien Bernard Le Coq accepte de figurer en tête d’affiche. Le 3 mars 2014 marque le début de sa notoriété. En partenariat avec l’UGC Ciné Cité Bercy, il organise une grande soirée pour la première du film, remporte une large adhésion totale du public et fait la connaissance de son futur agent, Gwenaëlle Baïd, dirigeante de la société éponyme.

De Cannes à Paris, la montée en puissance du cinéaste

La collaboration avec son agence s’avère fructueuse puisqu’il découvre l’univers de Cannes la même année et enchaîne les festivals, notamment L’alternative Film de Monaco, le Festival International du Court-Métrage de Clermont-Ferrand et l’Ozark Shorts de Los Angeles. Des projets se succèdent, de plus en plus importants. En octobre 2014, Lancelot Mingau présente Freeze, traitant une question récurrente : que ferions-nous si le temps s’arrêtait ?, via une promotion originale. Il parsème ses pages Facebook de différentes affiches troublant le spectateur et organise un immense Flash Mob sur le parvis de Notre-Dame. 

2015 est consacrée à la promotion de ses deux films à travers la France, aux premières versions du scénario de Groupe Sanguin et au tournage d’une troisième production, Un Silence. L’histoire porte sur une jeune chef d’orchestre, tombée dans la folie par sa musique. Cette fois-ci, le jeune cinéaste s’associe à l’orchestre symphonique du XXème arrondissement. A l’instar d’En Direct Sur, le lancement de ce court sera animé par une soirée unique le 29 septembre 2016. Souhaitant aller plus loin, il organise un concert en direct durant la projection avec son orchestre au sein de l’UGC Ciné Cité Paris 19*. Réservant intégralement le cinéma, il l’a décoré aux couleurs du film pour l’occasion.

En regardant son parcours, Lancelot Mingau se considère comme chanceux et veut continuer à miser sur l’originalité de ses promotions. « Je fais en sorte de tourner avec une nouvelle méthode et de nouveaux outils pour chaque projet, mais j’estime que le plus important, c’est le lancement. Si l’on présente notre film de manière inattendue et déroutante, alors le public le verra au-delà de son scénario. »

Déjà en route pour plusieurs festivals, il compte consacrer les deux prochaines années à Groupe Sanguin, qui sera son premier long-métrage.

*Le directeur de L’UGC Ciné Cité Paris 19, David Brisson a choisi de mettre à disposition son cinéma pour les jeunes talents. #realisateur #court-metrage