La culture revêt généralement bons nombres d’idéaux communs, d’une manière significative et sectorisée, suivant un canevas bien déterminé. Lorsque l’on évoque la danse comme substrat d’expressions, elle nous projette langoureusement et assidûment vers un étal contradictoire mais réel. Le corps s’arrimant sans contrainte avec la gestuelle physique, l’âme et l’esprit ne peuvent que fusionner pour donner naissance à cet #Art visuel qu’est la danse. Peu encline à ne pouvoir qu’émettre des suggestions, le Festival Corps et Gestes accueille de nombreux pays (Mali, Congo Kinshasa, #Cameroun, Côte d’Ivoire, Haïti, Allemagne, France…), afin de valoriser cette essence illimitée que nous apporte cet art à Yaoundé au Cameroun.

 

L’expression au bout de l’échelle, gravit progressivement notre âme

Parler d’une chose est un fait, se sentir compris ou incompris résulte d’une normalité singulière, parcourir sa pensée à la recherche de réponse habite en permanence l’humanité peut-on dire. Si toute cette décadence, cet asservissement, ces non-dits, ou cette vérité, se retrouvaient simultanément dans une performance, elles se rapprocheraient assurément de la danse, où serait la danse elle-même. Du 4 au 9 Octobre 2016 à Yaoundé, ce festival se tiendra dans divers endroits affrétés pour l’occasion, tel que : l’IFC (institut français du Cameroun), le Musée la Blackitude, l’Institut Goethe ou encore le Centre Culturel Camerounais. Les activités divisées en ateliers, en conférences, en performances et en échanges se tiendront aux endroits indiqués ci-dessus pour l’occasion. Danser pour dire non au terrorisme, est un combat de tous les temps, car le monde subit régulièrement des instabilités socio-politiques, culturelles et même économiques à travers de nombreux états, fragilisant ainsi la cohésion sociale. Alors, le genre finit par s’émouvoir facilement autour de cette fracture sociale, remplie d’espoir et porteuse d’idéaux.

 

Lorsque cultiver l’amour est un art, danser devient le dard qui infecte cette alchimie

Apprendre à se donner et de donner à l’autre, s’entremêle simultanément, afin d’ouvrir une dynamique présente et vivante dans notre univers. Composer avec soi, permet un épanouissement approfondi de sa personne, que l’on transmettra automatiquement à celui d’en face. Se réinventer, mener un combat, s’ouvrir, sortir du néant et de l’ombre, fait de l’art visuel un moteur de développement ; et une hymne à la découverte, et prouve sa capacité à pouvoir impulser cette dimension pacifiste au grand dam du terrorisme. Le spirituel étant un des facteurs d’amortissement de cette trame de vie, l’expression gestuelle invite à imposer un fait, une idée, une solution face à nos questionnements. Ce festival marqué sous l’égide de la non violence et de l’espoir, arrive à point nommé suite aux récentes attaques dont a fait part le Cameroun et les pays de la sous région, face à cette secte islamiste Boko Haram qui ne cesse de sévir sur son passage. Le physique et l’esprit ne cesseront jamais de nous imbiber de son musc si apaisant et transgénérationnel, malgré cette nébuleuse chimérique qui nous épie de son mouroir de haine et de destruction. L’art continue. #Afrique