Après avoir effectué tour à tour, en moins de deux ans, mes baptêmes en montgolfière, en hélicoptère et enfin en parapente, c’est tout naturellement que j’ai commencé à nourrir un vif intérêt au sujet des drones et de leur usage dans les prises de vue. Et c’est ainsi que j’ai pris contact avec Sven Hanssen, un preneur d’images de la région de Verviers, pour qui la photographie aérienne n’a plus beaucoup de secrets.

 

VV : Bonjour Sven ! Dis-moi, comment es-tu arrivé à la photographie aérienne ?

SH : Quand j’étais gamin, mon père m’a souvent prêté ses appareils photos. On peut dire que je suis donc né et que j’ai toujours évolué dans ce milieu. Au fil des années, et mon expérience grandissante, je me suis peu à peu équipé. Pour finir par en faire un métier à titre complémentaire, car à la base je suis graphiste, chromiste plus exactement. Mon rôle est de donner une valeur ajoutée au travail des photographes. Par la suite, j’ai pu dans ma jeunesse également m'orienter vers la vidéo "des photos qui bougent" (C’est le terme dont j’usais quand j’étais môme). J’ai toujours adoré les mises en scène et les choses bien faites… en toute modestie, bien sûr. Je ne me prends pas pour ce que je ne suis pas, mais rien n'empêche d'avoir un oeil critique sur la chose. C'est aussi mon plus grand défaut, car à force de vouloir trop bien faire, les projets tardent à démarrer. Et ainsi, de fil en aiguille j'ai fait de la photo et de la vidéo pour diverses sociétés.

VV : Et en ce qui concerne les drones ?

SH : Pour ce qui est du drone, je m'y suis intéressé dès que l’on a commencé à en parler. Très rapidement, j’ai acheté mon tout premier…Pour moi, l’intérêt du drone est de pouvoir capter d'un autre point de vue que cela soit en photo ou vidéo. Hélas, les gens sont déjà un peu blasés du drone car on en voit pas mal d'images à la télévision. Ils se rendent pas compte à quel point cela a changé le travail des photographes et vidéastes. Qui plus est, les entrées de gammes professionnelles sont de plus en plus compétitives.  Du coup, le champ des possibilités s’en retrouve grandement élargi.

VV : Peut-on te qualifier de "photographe aérien"? 

SH : Je n’ai jamais aimé me qualifier comme photographe mais plutôt comme "faiseur d'image". Je ne suis pas diplômé en tant que photographe, donc je préfère garder la place qui est mienne. Enfin, ce n’est pas non plus ma spécialité, c'est plus un outil complémentaire aux autres outils pour la création d'un projet. 

VV : Qu'est-ce qui te passionne le plus dans les prises de vue réalisées avec les drones? 

SH : La possibilité de voir les choses sous un autre angle. C'est terriblement excitant de les voir décoller, mais au final on ne sait pas trop ce que cela donnera car on passe par un tout petit écran… Donc c'est toujours un peu la surprise. 

VV : Quels sont les qualités requises pour faire ce type de shooting? 

SH : Je crois que avant tout qu’il est important de savoir que ce n’est pas un jouet et d'être extrêmement prudent. Ceci étant, leur utilisation est assez aisée.

VV : Quels sont tes rêves à moyen-terme? 

SH : Je dirais des collaborations sur des projets excitants que cela soit en photo ou vidéo avec ou sans drone.  Peu importe le matériel utilisé. Le principal est de raconter quelque chose à travers les images captées et de donner une émotion.

Un grand merci à toi pour cette entrevue ! #Art #Voyage #Interview