Je suis d'une génération qui n'a pas connu les #Frères Jacques, à part par les reprises de chansons comme "Les Trois Cloches" par Tina Arena il y a quelque temps. Cette chanson n'a d'ailleurs pas été chantée en premier par le groupe, mais par Edith Piaf et Les Compagnons de la Chanson. Je me souviens aussi de la chanson "En sortant de l'école" que j'ai entendu petite. Je viens d'apprendre aujourd'hui que le dernier survivant du groupe, Paul Tourenne, était mort ce week-end à l'âge de 93 ans. Quand on regarde la discographie des Frères Jacques, on se rend compte que de 1946 à 1982 ils ont sortis un nombre impressionnant de 45 tours, 33 tours, 78 tours ( ça existe ça ?!) et qu'ils ont même participé à une pièce de théâtre et à une opérette.

Les Frères Jacques : un quatuor détonnant !

Ce qui est intéressant à noter c'est que les membres du quatuor étaient deux véritables frères (André et Georges Bellec) et deux faux (François Soubeyran et Paul Tourenne). Pour ceux qui se demandent aussi pourquoi ils avaient choisi ce nom de scène, on peut dire que le nom «Frères Jacques» était lié à l'expression «faire le Jacques», c'est à dire faire l'imbécile. Pour des "imbéciles", ils ont quand même bien joué car ils reçurent en 1950 le Grand Prix du Disque avec "L'Inventaire" et ont enchaîné dans leur carrière pas moins de 7000 récitals.

Ce quatuor aux multi-facettes qui savait chanter bien entendu, mais aussi danser et improviser comme de bons comédiens, était-il précurseur de nombreux groupes que l'on peut entendre aujourd'hui ?

Pourquoi les Frères Jacques était un boys band révolutionnaire

Les Frères Jacques ont chanté à l'époque des Beatles et même si l'on peut dire qu'ils paraissent aujourd'hui plus démodés que le fameux groupe anglais, ils ont été malgré tout en leur temps un boys band révolutionnaire qui a lancé des spectacles totalement innovants à l'époque. Ils se sont basés sur des quatuors américains connus tels que le Golden Gate Quartet ou Les Mills Brothers. Comme ils l'ont dit : "on voulait chanter comme eux. Dès qu'on a trouvé notre voie chez Grenier-Hussenot, on a su que c'était comme ça qu'il fallait travailler. ». Peut-être seraient-ils aujourd'hui, avec leur style original, les rois des réseaux sociaux, tout comme une certaine Selena Gomez ? Et pourquoi ne pas imaginer prochainement, dans notre monde musical où les reprises sont courantes, un prochain album en leur honneur, comme celui de Matt Pokora pour Claude François ?