L'#Art est une discipline des plus controversée et des plus appréciée dans certains milieux. On dit d'un artiste parfois, celui qui accomplit dans un domaine précis sa #performance et dont l'originalité n'est nulle part ailleurs ou celui qui essaie de l'accomplir tout en plaisant à l'autre. L'art ne se définit, ni se s'apprend, il reste et demeure dans ce cocon quel seul l'auteur pourrait en décrire les termes. Ainsi, sous l'oeil avisé de ce performeur aux grands idéaux, la performance affecte un nouvel échiquier dans ce domaine si distinct.

Ce Jeudi 1er Décembre 2016 à Berne en #Suisse dans le cadre du BONE-performance festival, Christian Etongo, ce performeur camerounais viendra remettre en cause la culture du Tso, cette initiation en pays Bantoue au Cameroun dont le rituel consiste à "laver" un ou plusieurs péchés commis (inceste, crime, accident, suicide, assassinat, etc...).

La culture et la performance, deux entités du surréalisme

L'être humain craint-il la mort parce-qu'il aime la vie? Pourquoi avons-nous peur de mourir quand nous ne savons pas vivre? Pourquoi avoir peur de la mort quand nous avons même peur de la vie? S'exprime ainsi Christian Etongo lorsqu'il fait face aux médias concernant cette initiation du Tso. Selon ce jeune artiste camerounais, les victimes et les bourreaux doivent subir ensemble le rituel pour qu'il soit effectif. Son travail consiste à purifier l'humanité en utilisant des éléments de ce rite. Le monde étant en pleine mutation, l'utilisation d'éléments nouveaux ne peut que conforter l'idéal qu'il se promet de mettre en exergue face à ce monde imparti et souvent peu décisionnaire de son devenir.

La peur de tout, la haine de l'autre, l'exploitation de l'Homme par l'Homme, l'égoïsme, la violence la trahison, le mensonge, le mépris de l'humanité, toutes ces tares qui nous rendent pire que des animaux et qui nous éloigne du conducteur de la vie qu'est l'amour, se rassemble naturellement dans sa performance.

Quelques mois plus tôt, pendant le festival des RAVY (rencontre des arts visuels de Yaoundé), orchestré par les curateurs Landry Mbassi, Serge Olivier Fokoua et Mélanie Mfortin, sa performance "Sounds of Silence" présentait déjà cet aspect provocateur et révélateur du Tso lors de ses sortie assez spéciales. Très professionnel et artiste engagé, Christian Etongo nous transportera assurément dans les tréfonds de son imaginaire si ludique et parfois peu accessible de son art. Lui même ayant vécu cette initiation à son jeune âge dans son village Akak 1 sur la route d'Obala à 8 kilomètres de Yaoundé, les émules de son présentoir ne pourront que ravir la curiosité des uns et éclairer la face des autres.