Jan Fabre écrit sur tout : la vie quotidienne, le métier d’un artiste polyvalent, l’inspiration sans préoccupations. En fait, ses deux #Livres édités par Nissos en grec, s’adressent à ceux qui veulent toujours découvrir ce qui se cache au-delà de la vie quotidienne. Il faut être quelque chose. Fabre nous invite à faire ce constat, soit ironique soit brillant.

Dans le livre de Jan Fabre, sous-titré ‘‘Nachtboek 1978-1984’’, duquel la traduction a été effectuée par Margarita Mponatsou, les lecteurs peuvent détecter l’esprit vivant et la persistance d’une personnalité qui, parfois, va au bout d’expériences terribles pour rebondir. A titre d’exemple, le 9 juillet 1983, Fabre se focalise sur la supériorité de l’artiste face aux directeurs d’un musée et les programmateurs du théâtre dans le cadre des négociations potentielles. Ainsi, il prend la note suivante en se trouvant à Copenhague: ‘‘je ne suis pas un placier ni un marchand’’.

Les phrases préférées de Jan Fabre

Mais les phrases que l’écrivain aime davantage mettent l’accent sur la valeur du propre corps. Plus précisément, le 10 Décembre 1983, en se trouvant à Antwerpen, Jan Fabre se dit convaincu de notre devoir tout à fait sacré par rapport à notre corps. Il faut investiguer et libérer ce corps. Son déblocage à travers l’art renvoie surtout à l’essence spirituelle, à la liberté. Selon Fabre, ‘‘l’art, c’est le père. La beauté, c’est le fils et la liberté, c’est l’esprit’. Voilà son catéchisme parfait. En plus, en étant à Paris le 2 Novembre 1983, Jan Fabre écrit sur la promesse de prendre ses notes. Il s’agit d’un dialogue nécessaire. Pour lui-même, pour l’art, pour l’imaginaire. Mais l’artiste va plus loin que ces mots. Puisque, c’est le corporel qui l’anime et l’incite à écrire. Ainsi, il souligne : ‘‘(en écrivant) mon crâne a froid et ma tête rentre à sa place’.

Après sa visite à Athènes

Je pense que ceux qui ont une quête des origines, aiment aussi l’histoire fugace des rues. À propos, ma phrase préférée de Jan Fabre est celle qui vient de Bruxelles, le 27 février 1983 : ‘‘La rue est mon musée invisible’’. Je la choisis, car sa démarche se trouve autour de nos propres interrogations. #Grèce