En toute ville européenne ou nord-américaine, voire ailleurs, je m’attarde dans les librairies, parfois en particulier dans celles orientées publications LGBGT (Lesbigay-grand tourisme sexuel, euh, transgenre), comme, à Paris, Violette & Co, dont les expositions et rencontres-débats sont d’un excellent niveau. Compagnon de route de mouvements féministes depuis 1973 (dont des plus radicaux, pour notamment des reportages de Politique Hebdo, Libération, Uss’m Follik, &c., signés ou non de mon patronyme considéré parfois incongru), diplômé ès études anglophones féministes, ex-époux d’une déléguée régionale nommée par la ministre Yvette Roudy, ayant copiné un temps avec Huguette Bouchardeau, cela explique aussi ceci. Mais je ne me souviens hélas pas d’avoir fréquenté la librairie et bouquinerie Terre des Livres, spécialisée entre autres dans les ouvrages portant sur le Maghreb et les Afrique (subsaharienne, anglophone…). Je ne connais pas davantage la revue d’enquête et de critique sociale Z, dont le dixième numéro s’intitule Bonnes femmes, mauvais genre. Lequel argumente que, lors de la dernière Journée internationale des droits des femmes, Jean-Marie Bigard (of lâcher de salopes’ fame), fut invité à la clôture du Festival Festi’femmes dont l’organisatrice est une ancienne adjointe à la culture de Marseille en la cité de la Bonne Mère (euh, phocéenne). Art et humour au féminin avec Bigard et le duettiste masculin de l’une des 11 femmes à se produire sur scène. Éliane Zayan n’a, ÀMH, guère démérité en conviant le contempteur ironique ridiculisant le machisme primaire, mais je conviens que c’est discutable. Ce vieil mâle blanc européen n’est pas du goût de Z qui se veut porte-voix des cagoles, descendantes des ouvrières et gourgandines italiennes, et défenderesse des femmes voilées, chambre d’écho ‘’des grèves de femmes de chambres’’ (de Mirbeau et postérieures) et des ‘’marches de nuit non-mixtes’’. On subodorera que je préfère les féministes de mauvais genres (mettons, les provocatrices hédonistes), non moins radicales que celles du bon genre prédominant de nos jours, mais aussi que, ‘’d’où je parle’’, je tends encore à l’objectivité dénuée de sectarisme sarcastique. Or donc, en la librairie Terre des Livres, au 86, rue de Marseille, Lyon-7, samedi 3 décembre, dès 15 h, vous n’aurez pas l’occasion de m’entendre contredire (ou approuver) respectueusement et sororalement les auteures de Z, mais je leur souhaite la plus large audience.

Digressons résolument

Je ne sais si ma copine Brigitte Brami sera de la rencontre du 26 novembre autour du #livre d’Olivier Neveux, Le Théâtre de Jean Genet (éd. Ides & Calendes), mais l’auteure de Miracle de Jean Genet (L’Harmattan éd.) est fort capable de casser sa tirelire (ou de monter en fraude dans un TGV) pour s’y rendre. Le zadiste Cosma Salé présentait ce jour ses Chroniques de la zone libre (Le Passager clandestin éd.), encore raté pour moi. Mais si Terre des Livres veut m’envoyer billet, réservation dans un hôtel pas trop minable et tickets restaurants, je serais partant pour venir le 26 janvier discuter de la traduction de Queer Ultra Violence: Bash Back! (Vers la plus queer des insurrections, Fray Baroque & Tenan Eanelly, Libertalia éd.). Ne serait-ce que pour dire qu’un auteur de Mad aurait plutôt titré Bush Back (Sr & Jr et… minou ?). C’est le genre de grasse gaillardise que vous pouvez émettre au Mans, lors des #Rencontres littéraires organisées par Alain (George) Leduc et la Mancelle Armelle Le Dantec. Digressons résolument avec cette réclame. Est-ce bienvenu à celles de Terres des Livres ? Il ne tient qu’à vous, amies lyonnaises, amis lyonnais, de le vérifier auprès des Z-orrottes de la revue Z. Ah oui, précision : ‘’grand tourisme sexuel’’, supra, c’est pour Google, bassement vénal, et comme disait Darien, ‘’je fais un sale métier, mais j’ai une excuse, je le fais salement’’. No bad publicity as long as Z is spelled right, aurait pu dire un autre. #féminisme