Pour l’Institut cubain des arts et de l’industrie cinématographique (Icaic), le film Santa & Andres est un outrage à la mémoire de #Fidel Castro. Cette fiction réalisée par le jeune #Carlos Lechuga s’inspire de la vie d’intellectuels homosexuels à Cuba. Entre 1971 et 1976, cette minorité a été largement censurée. Les œuvres homosexuelles étaient totalement interdites. Une page de l’histoire cubaine que certains aimeraient oublier. En effet, elle remet en question les prouesses du chef de la révolution cubaine. Il faut revenir en arrière pour essayer de comprendre cette homophobie planante des années Fidel. Lorsque la révolution cubaine débute, des milices révolutionnaires se débarrassent des prostituées et des homosexuels. Des personnes alors considérées comme étant le reflet du marché sexuel amené par les États-Unis. Malheureusement, cette éradication n’a pas cessé d’exister après 1959. Par exemple, entre 1965 et 1969, des centaines d’individus aux « mœurs déviantes » ont été arrêtés. Ils ont ensuite été internés dans des Unités militaires d’aide à la production (UMAP). Aujourd’hui, Cuba fait partie des 66 États à avoir signé la décision de l’ONU pour la Dépénalisation universelle de l’homosexualité. Néanmoins, la discrimination contre les LGBT persiste. Par ailleurs, la fille de Raul Castro, elle-même homosexuelle, se bat avec ferveur pour les droits des LGBT.

L'homosexualité à Cuba : un chef d’État divise l’opinion

Ce film, véritable critique sociale, tombe trois semaines après le décès du sauveur de Cuba. Pour le directeur de l’Icaic, Roberto Smith, Santa & Andres salit l’image du grand homme. « Le film présente une image de la révolution qui la réduit à une expression d'intolérance et de violence contre la culture (et) fait un usage irresponsable de nos symboles patriotiques et de références inacceptables envers le camarade Fidel » a-t-il affirmé Face à cette annonce, les esprits se sont enflammés sur les réseaux sociaux entre les pro et anti Fidel Castro. Des débats qui rappellent aux éternelles polémiques qui font vivre les médias depuis le 25 novembre. Où se situe la limite entre un dictateur et un héros ? #Cinéma