Les forges de Commercy ont une #Histoire liée intimement aux chevaux qui débute en 1843. L'art de la guerre à l'époque, implique directement les équidés, pour lesquels, quelles que soient leurs affectations, la confection des fers est vitale. Tous les corps d'armée sont concernés et la consommation est phénoménale. Au plus fort de son activité, la forge fabriquait jusqu'à un million de fers par mois, d'une précision d'orfèvre. Le fer mécanique, appellation réservée aux articles issus des forges industrielles, répond au mieux aux demandes conséquentes de l'armée. C'est l'âge d'or de la maréchalerie. Fer de mulet, fer de roulage, fer de calèches, de canon...

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quelle que soit son application finale, les forges fournissent un matériel d'une très grande qualité. D'ailleurs la collection complète des fers produits à Commercy est présentée lors de l'exposition universelle de 1901. Gérard Hennenfent, passionné, et qui fut engagé personnellement dans cette magnifique épopée, dispose de la collection complète des deux mille modèles produits par les Forges de Commercy Une collection unique au monde.

Les corps d'armée disposaient de leur propre service de ferrage, mais au plus fort des besoins le maréchal ferrant ne pouvait prendre le temps de forger lui-même les modèles dont il avait besoin. L'École de Cavalerie de Saumur, par exemple, formait elle-même ses maréchaux-ferrant, au sein d'une école interne. Les Forges de Commercy ont développé des chaines de fabrication permettant de fournir en quantité, en qualité et avec une très grande rapidité les garnisons dans lesquelles les chevaux se trouvaient mobilisés sur les théâtres d'opération.

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Les chevaux à travers l'Histoire

"Pas de pied, pas de cheval..." Le vieil adage trouve au coeur des campagnes guerrières toute sa signification. On comprend aisément l'extrême importance du ferrage des chevaux et des mulets dédiés au transport des troupes et du matériel. A cela il convient de ne pas oublier que nos très chers compagnons à quatre pieds ont payé un très lourd tribu au service de la cause humaine. On considère, uniquement en ce qui concerne la Première Guerre Mondiale, que le conflit a occasionné la mort de 11 millions d'équidés. Le cheptel français était, avant le conflit mondial, au sommet de son apogée. Quatre années plus tard, il n'en restait presque rien.

Commercy garde en son sein la mémoire de ces grandes maisons dont le savoir-faire et la passion contribuaient à la grandeur de la France. Aujourd'hui les choses ont changé, bien que le cheval bénéficie toujours du soin attentif du maréchal-ferrant. Les gestes du maître transforment encore la barre de fer au rythme du marteau sur l'enclume. Et même si la facilité tend vers la pose d'un fer mécanique pour des raisons économiques et des questions de temps, il n'en demeure pas moins que dans les meilleures écoles de maréchalerie le forgeage est toujours enseigné. Tant qu'il y aura des chevaux, il y aura des maréchaux. #Hippisme #Equitation