Jeune réalisateur picard parti à la conquête de notre sulfureuse capitale, Maxime Cappello voit le #Cinéma comme un moyen de parole majeur. Réalisateur de deux courts-métrages professionnels, il nous raconte sa vision très personnelle du 7ème art. Nostalgique du quotidien effréné du #lycée, Maxime Cappello présente son nouveau court-métrage, Mes Lycéennes. Autour d’un café, il livre son ressenti autour du film : « Je l’ai tourné car je voulais savoir ce qu’il se passait dans les soirées lycéennes. Qu’est-ce que les filles se disaient durant la contre soirée dans la cuisine ? Qu’est-ce que se disait ce mec qui voulait embrasser celle qu’il convoitait ? Maintenant je sais, maintenant je comprends plus d’éléments. » Il faut dire que le relationnel est extrêmement bien travaillé dans ce film, offrant un moment de bonheur et d’émotion aux mélancoliques de cette période.

Si Maxime Cappello est aujourd’hui satisfait, c’est grâce à au travail d’orfèvre qu’il effectue depuis des années.

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« D'aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours eu envie de faire du cinéma. Grâce à ma famille, j’ai très vite regardé de bons films. Au début je voulais être scénariste car je voulais raconter des histoires. Petit à petit, j’ai compris que j’allais faire de la réalisation car l’image est devenue aussi importante que le contenu à mes yeux. Après avoir arrêté la faculté de cinéma à Paris, je me suis lancé le défi de faire un court-métrage par an pour pouvoir progresser. » Pari réussi pour le jeune cinéaste, qui se lance aujourd’hui à la conquête des festivals. Sélectionné et lauréat au prix du meilleur réalisateur au Festival International du Film de Saint-Pétersbourg pour son précédent court-métrage, il compte emmener son deuxième film sur d’autres podiums encore plus prestigieux.

Le cinéma, un art social

Si pour beaucoup, le 7ème Art est une catharsis, il est pour Maxime un solide moyen de parole.

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« Faire du cinéma est mon prétexte pour aller vers les autres. Grâce à cette profession, j’ai pu parler à des personnes à qui je n’aurais jamais osé parler. Je ne me sens jamais aussi bien que sur un tournage, la vie n’a aucun intérêt ailleurs. J’ai une grande passion pour le film #titanic, à l’instar de Xavier Dolan. C’est vraiment le film de notre génération. Dans mes réalisations, le moindre lever de sourcil est un hommage à ce chef-d’œuvre. Le réalisateur Claude Sautet est également une grande inspiration pour moi. J’ai envie de faire des films qui rassemblent, c’est-à-dire que lorsque je fais un court-métrage, je veux plaire à tous les publics, des intellectuels parisiens aux voisins de mon enfance. », indique-t-il.

Et pour la suite ? Tournée des festivals pour Mes Lycéennes et mettre en avant ses acteurs. « Sur ce tournage, j’ai vraiment eu une vague d’amour. Je trouve mes acteurs géniaux et je veux que leur talent soit reconnu. J’ai envie que l’atmosphère qui a résidé entre nous se ressente dans absolument tous les endroits où l’on présentera Mes Lycéennes.

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» Sur ces mots, il songe à sa réussite et à son ambition. Se plongeant dans la nuit glaciale parisienne, il quitte cet entretien avec détermination. Si la romancière québécoise Claire Martin a dit « Les souvenirs, c'est comme le cinéma : lorsque les acteurs sont jeunes, c'est parfois que le film est ancien. » Maxime Cappello lui répond que « la magie du cinéma, c’est de remettre en scène des souvenirs ».