Aussi à l’aise qu’un poisson dans l’eau dans le #Cinéma depuis son adolescence, Hugo Poisson a fait du chemin depuis ses premiers montages amateurs. Aujourd’hui en compétition pour le Nikon Film Festival et à la tête de nombreuses réalisations à venir, il rappelle souvent que la clé du succès du 7ème Art, c’est de rester rationnel. Rencontre. « J’ai un rêve depuis 2-3 ans, c’est de faire un film axé sur le combat », voici le fil rouge qui a conduit Hugo Poisson à écrire Nico, son prochain film, dont le tournage aura lieu cet été. Actuellement en lice pour le Nikon Film Festival avec Je suis la mauvaise rencontre, il a pour objectif de rentrer dans le top 50, voire le Top 20.

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Créé en 2011, le Nikon Film Festival a pour but de mettre en avant de jeunes talents du cinéma. Il propose un thème propre à chaque édition, que les réalisateurs doivent respecter, en plus d’un nombre de contraintes assez important, notamment la durée. Si Hugo Poisson a toutes ses chances de rentrer dans le Top 50, c’est grâce à sa capacité à faire ressentir des émotions fortes avec peu de budget.

Une pincée de mystère, un soupçon de peur et 5 bons kilos d’angoisse, voici la recette de Je suis la mauvaise rencontre. Si sa durée d’une minute peut sembler très courte, notre adrénaline et nos questionnements demeurent un long moment. Comment élucider la fin ? Quels sont les messages délivrés ? Si au départ, la tâche n’était pas simple en raison du fait qu’il s’agit d’un court-métrage muet aux multiples interprétations, c’est un pari réussi ! Côté technique, pas de blâme à l’horizon. Une image nette, un rythme lent puis saccadé en accord avec nos émotions, un découpage propre, tels sont les attributs de Je suis une mauvaise rencontre.

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Une question subsiste, qu’est-ce qui le distingue d’une autre réalisation en compétition ? Son atmosphère. En quelques secondes, le spectateur se met dans la peau de l’actrice et partage son sentiment à la fois d’incompréhension et d’épouvante. Donnez une chambre, un personnage et une nuit sombre à Hugo Poisson, il vous offre une intrigue fine et complexe. Rendez-vous au printemps pour la suite.

2017, l’Odyssée d’Hugo

Touche à tout et ambitieux, Hugo Poisson multiplie les casquettes, de réalisateur à scénariste, en passant par directeur de la #photographie. Il remplira d’ailleurs ce rôle pour le court-métrage de Noël de son confrère Lancelot Mingau. Début 2017 s’annonce très riche car notre jeune poulain multipliera les projets et les partenariats. Néanmoins, il ne perd pas de vue son objectif principal : Nico.

« Lorsque l’on a lancé Nico, les questions budgétaires se sont directement posées car nous fallait un ring, un public, des locaux, etc. De plus, je ne savais pas vraiment quel angle prendre. Fallait-il que je fasse un film plutôt axé sur le combat ou sur la boxe ? Heureusement, via de nombreuses conversations avec des réalisateurs, j’ai pu affiner mon idée. Le scénario est bouclé depuis septembre. Actuellement, nous travaillons les dialogues, la bande son, mais surtout, les chorégraphies des combats. J’ai la chance d’avoir une bonne équipe, que j’ai rencontré au fur et à mesure de mon parcours. Prochainement, nous allons lancer une importante campagne de communication et de financement autour du film, notamment grâce à un projet Ulule. J’ai confiance dans ce projet, je pense vraiment qu’il peut toucher des publics très différents malgré son sujet spécifique. », s’esclaffe-t-il.

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Entre deux gorgées de café, il rappelle souvent qu’à ses yeux, la véritable réussite dans le cinéma résulte d’un travail acharné, mais aussi d’une certaine touche de folie. « Il faut avoir suffisamment de courage et d’extravagance pour se lancer dans une voie parsemée d’obstacles qui demande beaucoup plus de sacrifices que l’on ne croit. Etant encore étudiant, j’ai parfois des doutes mais j’ai confiance dans le travail. » En mettant toutes les chances de son côté et en agissant avec parcimonie, Hugo Poisson dresse devant lui un avenir très prometteur. #nikonfilmfestival