#Noël est souvent synonyme de magie, de vœu et de famille. Dans sa nouvelle production, The Box, le réalisateur Lancelot Mingau met en avant la féérie de ces fêtes de fin d’année. Retour sur la création express du film, du tournage à sa sortie. Mi-décembre 2016. Aux abords des Buttes Chaumont dans le XXème arrondissement de la capitale, Lancelot Mingau et son équipe ont une journée pour tourner. Au total, 15 heures seront nécessaires pour mettre le tout dans la box. « Parfait. Silence dans la salle ! On la refait ! N’hésite pas à te lâcher encore plus. On change d’endroit. On tourne dans 5 minutes, soyez prêts ! », tels sont les mots qui ont rythmé ce véritable marathon cinématographique. Au fur et mesure, le film se dessine et le scénario prend vie. D’ailleurs, le fil rouge de cette nouvelle production est à la fois simple, mystérieux, et se suffit à lui-même : Une jeune fille reçoit une mystérieuse boîte qui va basculer ses fêtes de fin d’année.

Diffusé en avant-première au Café de Paris (158 rue Oberkampf, 75011 Paris), The Box a convaincu le public. Habitué aux films presque muets, le cinéaste a réitéré l’expérience. Points fort du film, la lumière et la photographie. Extrêmement bien soignées, elles sont de véritables actrices. Tout au long du tournage, la lumière a eu un rôle central. Cet investissement se ressent véritablement à l'écran car elle donne de l'épaisseur à l'intrigue et s'accorde aux émotions provoquées. Côté histoire, le message délivré est très poignant. En quelques minutes, l'espoir et la magie de Noël sont illustrés avec brio. L'absence de parole ajoute une touche supplémentaire, elle laisse une certaine "pureté" à la beauté de Noël. Au lieu de se concentrer sur les paroles, le spectateur vit l'instant présent avec le personnage incarné par l'actrice Daphne Rhea Pellissier. Pari réussi en cette fin d'année pour Lancelot Mingau, qui nous laisse échapper quelques larmes d'émotion au générique de fin.

Le court-métrage, un tremplin pour les jeunes cinéastes

Comme beaucoup de jeunes réalisateurs, Lancelot Mingau se prête au jeu du court-métrage depuis plusieurs années. Remis au goût du jour depuis la standardisation des appareils et caméras numériques Haute Définition, ce format cinématographique a longtemps été mal considéré. Jugé trop amateur, pas assez long pour réaliser un "bon film" ou comme relevant du #Cinéma expérimental, le court-métrage est véritablement devenu "professionnel" que depuis peu. Des événements comme le Nikon Film Festival, le Short Film Festival ou le Très court Film Festival lui ont permis de connaître une nouvelle vie, mais surtout une renommée. Des réalisations comme The Box prouvent qu'un format court nécessite beaucoup d'investissement humain et technique, à l'instar d'un long métrage. Ce tournage, bien que rapide et rythmé, a prouvé une fois de plus que le cinéma est avant tout une passion, et que peu importe la durée d'un film, la qualité est au rendez-vous tant qu'il y a un travail acharné derrière. Comme le dit Jean-Luc Godard, "Avec le cinéma on parle de tout, on arrive à tout." #realisateur