Ancien musicien, #Arnaud Gransagne a troqué les instruments pour le 7ème art. Aujourd’hui réalisateur de courts-métrages, clips et documentaires, il estime que la réussite ne se limite pas au travail mais dépend des tendances du #Cinéma, de la télévision et du web. Assis dans un café du XVIIIème arrondissement parisien, le réalisateur Arnaud Gransagne raconte explique son lien très personnel avec le 7ème Art. « Adolescent, j’ai été très touché visuellement par des #Films comme Alien, ainsi que par le graphisme des jeux vidéos. J’ai senti que j’avais une grande appétence pour le visuel. En parallèle, j’ai découvert le rock et le métal, qui m’ont permis de me structurer au même titre que le cinéma. »

Selon lui, au-delà de la chance et du talent, l’impact et la réussite d’un projet dépendent d’autres caractéristiques, dont notamment les tendances.

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« Plus le temps passe, plus je sens si un projet va marcher ou non. Par exemple, pour mon court-métrage WolfPack, les sociétés de production ont aimé la réalisation, mais malheureusement, le polar n’est pas dans les tendances actuelles à la télévision. Il faut prendre en compte les modes, la qualité d’un film ne suffit plus malheureusement. » Il ajoute à cela que les professionnels devraient prendre conscience des exigences de plus en plus accrues du public et inclure cette donnée lors de la conception des films ou des séries. « Quand nous nous penchons sur les succès actuels tels que Game of Thrones, WestWorld ou Stranger Things, nous pouvons soulever deux points : les univers complexes et très marqués ont la cote et il s’agit de séries extrêmement pointues cinématographiquement parlant. Le public est majoritairement composé d’adolescents et de jeunes adultes. Du fait du niveau de ces programmes, les jeunes ont plus de références qu’auparavant et sont plus exigeants. »

Arnaud Gransagne, Le polar, son fil rouge

Passionné et plein d’entrain, Arnaud multiplie les projets.

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« A mes débuts dans le cinéma, j’avais une tout autre démarche. Je passais plus de temps à me faire des contacts qu’à concrétiser des projets. Je pense que ceux qui réussissent sont non seulement ceux qui produisent beaucoup, mais aussi ceux qui proposent le bon projet au bon moment. J’ai voulu suivre ce modèle, je me suis donc lancé dans des projets très différents en l'an passé et pour l’année à venir. 2016 a été très riche pour moi car j’ai pu réaliser et diffuser WolfPack. » 2017 est déjà une année très chargée pour lui puisqu’il travaille actuellement sur trois courts et un long-métrage. Pour reprendre les termes d’Arnaud Gransagne, « WolfPack, c’est une histoire d’engrenages, de jeux de pouvoir. C’est un polar, un film très noir. » Dans l’esprit de Fight Club, du Parrain et d’Only God Forgives, le scénario trouve son équilibre entre les rapports de force et les passions humaines. Si l’ensemble du casting excelle, l’acteur Olivier Chantreau se distingue particulièrement. Entre attachement et méfiance, son personnage fourbe fascine.

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Cigarette à la bouche, costume, regard perçant, il nous fait douter sans cesse. De quel côté est-il vraiment ? Quelles sont ses convictions ? Au départ simple projet Ulule, WolfPack est un très bon court-métrage. Nous pouvons saluer d’autant plus sa qualité lorsque l’on connaît toutes les difficultés budgétaires auxquelles l’équipe a été confrontée. A quand un nouveau film Arnaud ?