Appareil photo et caméra à la main, Paul Mignot se considère comme un « réalisateur caméléon ». Egalement producteur et publicitaire amoureux du #Cinéma, il parcourt le monde entier pour réaliser des projets. A 37 ans, il a déjà un parcours extrêmement varié derrière lui. Réalisateur de nombreuses #publicités pour, entre autre, Dior, Peugeot, Armani et Audi, aux quatre coins du monde, il est aujourd’hui reconnu par ses pairs. Il reste humble et se montre très lucide «. Je n’ai pas d’univers figé, je suis un ‘réalisateur faiseur’, je me considère plus comme un technicien que comme un véritable auteur. Cela a de nombreux avantages et inconvénients. Quelle que soit la commande, je vais adapter mon langage cinématographique. En revanche, il est compliqué de faire persister « une patte ». Je suis tout l’inverse d’un Dolan ou d’un Woody Allen car je ne suis pas expert dans un domaine en particulier, mais je pense que je me plais à être un incubateur d’idées. Je suis plutôt un homme d’image et de contexte. Je ne cherche pas à me trouver un univers car l’éphémère des modes m’a toujours un peu fait un peu peur.»

En 2003, Détenteur d’une licence de cinéma, il rencontre Michel Rodas, steadicamer* de Jeanne d’arc, du Pacte des loups qui le prend sous son aile et lui fait découvrir les plateaux de cinéma , 36 Quai des Orfèvres d’Olivier Marchal entre autre.

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A 24 ans, il passe assistant caméra puis rapidement cadreur pour de nombreuses séries. Son parcours fulgurant ne s’arrête pas là puisqu’il a ensuite été recruté chez Nintendo pour en tant que réalisateur. « Au bout de quelques années, j’avais la sensation de tourner en rond, j’ai donc commencé à me lancer dans de nouveaux projets, explorer de nouveaux univers plastiques notamment en publicité. ».

Effectuer une multitude de projets avec passion, le fil rouge de Paul Mignot

Très entrepreneur, il saisit sa chance partout. Appliqué, il n’accepte un projet que sous deux conditions majeures, la faisabilité et son engouement. « Je fais en sorte de laisser une place chère au 7ème art. C’est mon véritable objectif. Néanmoins, je ne ferais jamais un film pour faire un film, je préfère en faire peu mais être vraiment animé par mes réalisations. Je suis favorable à un cinéma axé sur l’humain, l’espoir et la famille. Je fais partie de cette génération de réalisateurs qui ne vont pas faire beaucoup de films de cinéma mais je serai ravi de faire des long-métrages ou des séries de commande haut de gamme. J’adore faire plein de choses, j’ai peur du vide. J’ai ma boîte de production, Greenlight films, où je réalise des films persos. J’ai produit ,entre autre, mon court-métrage, Believe. Je suis aussi co-producteur de deux longs métrages, Night Fare de Julien Seri (déjà sorti au cinéma, ndlr) et Hostile de Mathieu Turi (en montage actuellement, ndlr). J’ai également mes réalisations publicitaires, qui me permettent de travailler aux quatre coins du monde. J’ai beaucoup de chance. »

En tournage pendant trois ans, Believe est un recueil de superbes photographies qui nous laisse entrevoir la beauté de notre planète, au-delà des guerres et des clichés.

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Comme le veut Paul Mignot, il montre à la fois la beauté et la difficulté d’être un humain. Faire des choix, ne pas décevoir sa famille, s’épanouir à travers ses passions, toutes ces grandes thématiques sont abordées avec brio et délicatesse. L’image et le scénario fusionnent parfaitement, ils ne pourraient pas transmettre autant de messages l’un sans l’autre. Même si Paul Mignot rappelle souvent qu’il n’est pas auteur, il peut être fier de son scénario parsemé de destins croisés. Une petite pépite à savourer sans modération !

*Utilisateur d'une steadicam : système stabilisateur de prises de vue portatif inventé par l'Américain Garett Brown. Utilisé en cinéma et télévision il permet la prise de vues en travellings fluides, grâce à son système comportant un harnais, un bras articulé et une visée hors caméra. (Source : Wikipédia) #Culture