Elisabeth Bop : Pourquoi avoir choisi de vous appeler #ELEKTREES? 

ELEKTREES : ELEK pour suggérer les sons électro qui sont utilisés dans la production musicale, et TREES pour évoquer les sons organiques plus naturels, acoustiques (percussions, trompette, claviers, batterie...). Musicalement c’est un mélange des deux.

E.B. : Définissez-moi votre style?

E : Dans la production musicale d’ELEKTREES, la musique est en grande partie composée avec ordinateur. Ensuite, selon les voix qui sont enregistrées et l’état d’esprit qu’elles peuvent donner à la prod, on peut décider d'enregistrer des vrais instrument qui viennent les compléter ou qui peuvent parfois aussi remplacer certains sons initialement électro.

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Il y’a toujours eu l’envie de produire avec d’autres producteurs ce qui rajoute du relief et enrichit notre musique. Pour définir notre style je dirais reggae-dub.

E.B. : Quelles sont vos sources d’inspiration?

E : Evidemment, nous avons pleins d’influences car on a écouté les grands artistes du reggae, du dub qui nous donné envie de faire ce genre de musique. Après, on essaye de se détacher au maximum de tout ce qu’on a pu écouter, pour essayer humblement de faire une musique originale même si on trouvera peut-être des points commun avec d’autres artistes. Les textes sont empreints des racines et de l’histoire du chanteur Daddy Maky. L’histoire compliquée du continent Africain et tout ce qui touche à l’Afrique l’inspirent. On y retrouve aussi des thèmes universels comme le racisme, la violence, l’amour.

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E.B. : Qu'est ce qui vous révolte?

E : Ce qui nous révolte c'est forcément l’injustice, le racisme, l’intolérance... d'où qu’ils soient. La situation du monde telle qu'elle est n'est pas très réjouissante, cependant nous avons le pouvoir de changer les choses de manière pacifique, que ce soit dans notre manière d’être ou nos actes. Nous voulons partager cela avec notre public, par le biais de notre musique. Comme le dit Pierre Rhabi : « La vraie révolution est celle qui nous amène à nous transformer nous-mêmes pour transformer le monde ».

E.B. : Qu'est ce qui vous motive?

E : Ce qui est le plus motivant pour nous quatre c’est la scène. C’est le moment le plus intense en musique car quand tu es en phase de production c’est une autre démarche artistique tu peux recommencer les choses et c’est un travail plus solitaire. En live il y a le moment présent que tu partages avec le public. L’échange, l’énergie qui circule, c’est très fort. Tu peux communiquer directement ta musique tes messages avec les gens et ce sont souvent des moments uniques.

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E.B. : Quels titres conseilleriez vous d'écouter dans votre répertoire, celui que vous affectionnez le plus ?

E : C’est difficile car quand tu passes du temps à faire une production, chaque titre a une histoire personnelle… Tu y a passé du temps et il y a forcément de toi dans chaque titre. Mais s'il faut choisir je dirai 'World Disorder' - 'War Chant' - 'Better Days' - 'Early Morning' - 'Murderer' - 'Blue'. Je pense que ce sont les titres qui représentent le mieux ELEKTREES dans la diversité musicale et des textes.

E.B. : Quel serait le message que vous souhaiteriez que vos fans retiennent?

E : L’amour, la tolérance, le souhait de vivre dans un monde plus juste, plus équitable, et l’idée que chacun d’entre nous peut y contribuer. On veut faire passer un message de paix et d’universalité. La musique permet de nous rapprocher, de découvrir l’autre, sa culture. Ce projet en est un parfait exemple : Maky étant originaire du Sénégal, et moi fils d’émigrés italiens né en Suisse. Le respect, et l’écoute de l’autre sans imposer quoi que ce soit. C’est aussi ce qui se passe quand tu est sur scène tu partages tout ça avec le public.

E. B. : Quelle question voudriez-vous que je vous pose?

E : Comment est né le projet ELEKTREES ? Ce projet est né au moment ou je suis devenu père, passant plus de temps devant mon ordinateur. J’ai commencé à composer plusieurs morceaux et je me suis retrouvé avec quelques titres. L’envie d’avoir des textes sur ces productions m’est venue assez vite. Grâce à un ami commun, Jérôme Hindermühle (avec lequel nous avons enregistré et mixé notre premier EP « CROSSROADS » et notre premier album « WORLD DISORDER »), j’ai rencontré 'Daddy Maky' et nous nous sommes trouvés tout de suite une affinité humaine et artistique qui ont donné vie à ce projet. #colonisation #REGGAEDUB