Le cinéma peut paraitre comme l'expression de soi et de sa vision face à un public friand de sensations nouvelles. Parler de cinéma et reproduire des émotions dans ces bobines magiques requiert beaucoup de réalisme, de surréalisme et même de l'imaginaire. Appréhender le visuel de chacun tient assurément d'une imagination assez réfléchie sur des sujets bien précis de notre environnement. Le cinéma comme art, retrace en toute chose cette immersion de l'être et de son univers autant visible qu'imaginaire. La culture étant un idéal identitaire, le cinéma se définit impérativement comme une plateforme de découverte, d'évasion et d'éducation d'une société ou d'un individu. L'Afrique munie de ses attributs culturels originaux commence peu à peu à se complaire dans cet échiquier linéaire de diffusion des émotions.

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Les Festivals de cinéma étant de plus en plus valorisés sur le continent, les articulations de chaque bobine présentée insufflent assurément des questionnements sur la vie.

Le festival Ecrans Noirs, récemment reconnu "d'Utilité Publique" par le président de la république Paul Biya, accueillera cette année de nombreux réalisateurs et invités. Débuté le 15 Juillet 2017 au Palais des Congrès, la cérémonie fut spectaculaire et la participation de TV5 Monde (qui fête cette année ses 25 ans d'existence) auront mis en haleine le public avec un gâteau d'anniversaire gigantesque et un buffet à la fin de la cérémonie. Bassek Ba Kobhio, surnommé "L'homme qui met le cinéma au cœur de l'Afrique", créateur et promoteur du concept durant de nombreuses années, a voulu faire partager différentes innovations en cette 21ème édition.

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En effet, la tenue de la première édition du marché du film d'Afrique centrale, sera l'une des découvertes que le public et les professionnels du 7ème art auront explorés. Cette nouveauté se tient actuellement à l'hôtel la Falaise de Yaoundé jusqu'au 23 Juillet 2017, date de clôture du festival.

Les Ecrans Noirs innovent en créant une plateforme pour la distribution des oeuvres cinématographiques

Les films diffusés au #Festival Ecrans Noirs varient selon les auteurs en passant du drame à la tragédie ou même aux histoires d'amour à la sauce africaine. Non loin d'être discriminatoire, les pays représentés viennent de toute l'Afrique, et voient également certaines réalisations produites hors de l'Afrique avec des collaborations venant du monde entier. Ce lundi 17 Juillet s'est ouverte la première édition du marché du film d'Afrique centrale avec la présence des médias et des acteurs du secteurs cinématographique.

Selon la radio publique, certains producteurs et réalisateurs de films louent cette initiative et pensent que ce marché viendra résoudre les problèmes de débouchés de leurs différentes productions.

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Les films diffusés dans les salles prévues à cet effet (#Sita Bella, Centre culturel camerounais, Institut Goethe, Canal Olympia Yaoundé 1, Fondation Tandeng Muna) auront vu des salles combles comme à la diffusion du film "When Paul came over the sea" du réalisateur Allemand Jakob Preuss, initié spécialement par l'Institut Goethe de Yaoundé et la fondation Friedrich Eibert de Yaoundé afin de présenter le côté désuet et déshumanisant de l'immigration par bateau des africains vers l'occident. Les films tels que "Life point " du camerounais Achille Brice feront l'unanimité lors de sa première diffusion ce lundi 17 Juillet à la salle Sita Bella.

Le cinéma africain en première aux Ecrans Noirs

Durant cette fête du cinéma, le concept "10 jours pour un film" met en compétition 3 cinéastes camerounais âgés de moins de 30 ans. Ayant été au préalable été sélectionnés par un jury (Marcel Epée directeur du festival Ecrans Noirs, Christa Eka réalisatrice camerounaise, Kitenge Wa Kiangudi, productrice France-Congo, Fabian Mùhlthaler, directeur du Goethe Cameroun, Jakob Preuss réalisateur Allemagne) spécial au terme d'une première phase qui aura vu la participation d'une quarantaine de projets de films. Jean-Marc Anda, Steve Kamdeu et Lisette Nange présenteront chacun un court métrage de 13 minutes maximum. Il seront projetés ce vendredi 21 Juillet 2017 à 18h30) à l'Institut Goethe de Yaoundé. Les films en sélection sont des plus distinctifs et des plus originaux tels que Maman Colonelle de Dieudo Hamadi, Wallay de Berni Goldblat, ou encore l'Arbre sans fruit d'Aicha Macki.