Habitué des grandes scènes internationales, #Isnebo de son véritable nom Haman Daniel voit le jour le 20 Janvier 1960 au Cameroun. Originaire du septentrion camerounais, il créé en 1992 le groupe Faadah Kawtal à Garoua qui fait un carton quatre ans plus tard avec son titre Derkelo. Loyaliste dans ses idéaux, Isnebo poursuit sa carrière en partageant dans ses chansons les messages de convivialité et d’échanges de cultures de son pays et de l'Afrique. Ayant assisté à de nombreuses manifestations internationales, notamment à la phase finale de la coupe du monde de Football 1998 (en France) avec le tube « Kilanta », l’artiste camerounais étendra son travail en solo au point ou il se verra décoré par le président de la république du #Cameroun son excellence Paul Biya : chevalier de l’ordre national de la valeur.

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Collaborant de gauche à droite avec différents artistes musiciens, c’est par son dynamisme et son implication pour la lutte des droits humains, que l’ONG internationale #Equal Accès (EA) fait appel à lui pour former le collectif DE’ENDE.

Comme tout citoyen originaire du grand Nord-Cameroun, Isnebo s’est porté garant de présenter le titre Gondal (Vivre ensemble en Fufuldé) au public dans le but de faire passer ce message de cohésion sociale et de paix. Son engagement pour la paix dans le monde reste primordiale et nécessaire selon lui, car si lui un artiste ne le fais pas, son travail n’aura pas de valeur aux yeux du monde. Il nous répondra successivement lors de l’un de nos échanges : « Je me définirais comme un homme heureux, doté par Dieu tout puissant d’un don dont l’usage a rallié des suffrages sur une sphère très large, et qui de temps en temps me fait l’honneur de prendre la parole devant la société, de sillonner le monde pour partager avec les citoyens le fruit de mes expériences. Figurez-vous qu’en Mars 2009, j’ai presté au siège des Nations Unis à New York et j’étais à Addis Abeba (en Ethiopie) en 2013 à l’occasion du cinquantenaire de l’Union Africaine. Ces deux expériences sont des symboles forts ».

Gondal, une initiative de préservations des mœurs au Cameroun

L’artiste camerounais travaillant avec EA, promet d’insuffler à travers cette chanson les valeurs perdues de nos cultures et de redonner espoir en l’avenir de chacun.

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Par ailleurs, le projet : Promotion de la Paix au Cameroun CP3 (qui finance le projet) est axé sur l'information et l'éducation des populations à travers la production des émissions radiophoniques qui diffusent dans 16 radios partenaires du Nord et de l’Extrême-Nord. La pratique du Fufuldé (dialecte utilisé dans cette région) partiellement inscrite dans la chanson Gondal, rapprochera et vulgarisera ce concept dans sa plus simple expression. Le choix des artistes étant fait pour leur engagement dans la société, a vu le collectif De’ende (Composés des artistes Isnebo, Gaadal G, Benhony, Pikasso, Kadija, Spenso, Alfa Bary, et Stéphanie Diallo) naître parmi tant d’autres.

Le mix des générations de ce collectif sous-entendra ainsi cette diversité culturelle dont le Septentrion a besoin en cette période trouble. «Je tiens à rappeler que Gondal est une initiative d’Equal Accès, cet organisme soucieux des questions de paix et du vivre ensemble qui s’active à apporter sa pierre à l’édifice à travers un certain nombre d’actes posés dans la partie septentrionale. Nous, artiste ici dans ce projet avons simplement été invités à l’accompagner. Cela nous honore. Nous nous rendons disponibles pour la poursuite de ce noble projet qui nous valorise aussi car, tout comme Equal Accès, notre vœu d’artiste est de vivre dans un environnement paisible pour un public attentionné prêt à communiquer avec nous».

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Dira Isnebo concernant la production du single.

Isnebo face à son public, appelle à l’union et au changement de mentalités

Comme gage de paix, Gondal sera diffusée partout au Cameroun et pourra aisément prévenir contre ces maux qui gangrènent la société camerounaise. «Quand on a une qualification, on crée l’emploi et le déclenchement autour de soi d’un essor significatif. Ensuite il faut croire en soi et se départir du complexe qui veut que tout ce qui est bien en termes d’alimentation, d’habillement, ne peut venir que d’outre-mer. Imprimons fièrement notre marque d’africain. Ainsi quand on a à proposer à ceux qui viennent chez nous, ils repartent en nous respectant. Par exemple dans mon cas, c’est un réalisateur français, homme de cinéma qui m’a découvert ici au Cameroun, dans mes œuvres musicales inspirées du folklore traditionnel et m’a sollicité pour des besoins de la bande originale de son film “ Le Maître des éléphants”. Et depuis lors, j’ai multiplié des voyages en occident pour des prestations diverses. Je ne pense pas que cela me serais arrivé si j’étais un complexé qui s’essayait à la musique à l’image d’un européen ou autre chose». Finira l’artiste en conclusion de son message sur le vivre ensemble.