Gelos côtoie Pau et Pau Gelos, toutes deux intimement liées par l'#Histoire. Une partie du territoire fut anoblie par Jeanne d'Albret qui y possédait une terre. . La légende dit qu'un jour la reine Jeanne se serait exclamée : « Mais tout croît donc sur cette terre ! ».Elle y apporte la culture de la vigne y fait élever un château.

Avant la Révolution Française, le Roi ; faut-il rappeler son nom de triste destinée ? Le roi, possède quinze haras ou dépôts d'étalons, dans le royaume. En 1790, La révolution se charge de la suppression des Haras, considérant que cela constitue un des « symboles de privilèges » Chacun doit avoir le droit de posséder, d'élever des chevaux et d'en faire le commerce.

Publicité
Publicité

Mais c'est parfois au détriment de la qualité pour de multiples raisons. Des chevaux trop petits, dégénérés, faibles ou malingres quand l'armée, elle, n'achète que des chevaux d'une certaine taille. Or, le cheval est d'une importance capitale depuis longtemps, pour les populations et les armées. Il travaille, il s'atèle, il transporte, il se monte et ... il se mange ! Bien vite on s'aperçoit de l'avantage que procuraient ces grandes installations d'élevage et de sélection. Et l'on recommence à créer des « dépôts de chevaux ».

Il est déjà reconnu que l'on trouve, au pays béarnais, les meilleurs éleveurs de chevaux. Ainsi donc le haras de Napoléon n'est pas la première aventure du Béarn en matière équine. En 1630 Il existait déjà un haras à Gelos dans l'abbaye du bourg. Le baron Duplaa l'acquiert en 1716 et y construit un château.

Publicité

Napoléon y créé le Haras National, vers1810. Napoléon et Joséphine y séjournent, le temps de tenir séance et de signer des décrets concernant Pau et son département.

Le domaine de 13 hectares du Haras de Gelos, est classé depuis peu à l'inventaire des Monuments Historiques. On peut y admirer une très belle collection de voitures hippomobiles. Un Road Coach, un Mail-roof-seat-break, un Cab anglais et un Demi-mail phaëton carrossés par Mülbacher à Paris, un Landau carré par Bail Jeunes Frères à Paris et un Landau à cinq glaces par Binder à Paris, toutes classées Monuments Historiques.

Il faut se rêver en habits de l'époque, à bord d'un « road-coach » en route pour Pau. Percevoir le bruit des quatre fers battant le pavé, le cocher en haut de forme, claquant du fouet, tandis que confortablement installées les dames conversent et rient à l'intérieur. A l'occasion d'une promenade dans le parc, on peut visiter les installations, retrouver les métiers un peu oubliés du sellier, du forgeron, et du maréchal ferrant.

Publicité

Tous ici sont au service du désormais seul roi du château ; le cheval et non celui qui le monte.

La sauvegarde et la préservation des races équines en voie de disparition sont les premières préoccupations des collaborateurs des haras. On trouve, dans un des box spacieux du haras, un étalons représentatif de la race Pottock ou « Pottioks » Il est évoqué, semble t-il, dans des peintures rupestres du magdalénien. On présume l'existence de ce petit cheval à la préhistoire, dans une période située entre le magdalénien et le néolithique. Pur Sang Arabes, chevaux de trait ; Ardennais, Breton ou Franc-Comtois, -dont le célèbre Quasimodo est un représentant fort débonnaire-, se croisent au haras de Gelos.

Gelos, s'offre un parcours d'#Art contemporain chaque année. Des œuvres ponctuent le paysage ; de tout temps l'artiste écrit l'histoire au présent tout en pariant sur l'avenir. Que ce soit l'architecture, la sculpture, la peinture, l'image, ce sont autant de témoignages qui jalonnent le parcours du visiteur du temps, à Gelos.

Le Gave ne nous a pas quitté, ou plutôt est-ce nous qui retrouvons son cours, « il passe, et court, et glisse et doucement dédie aux branches qui sur son court se penchent sa chanson douce...». La douceur de ce chant de l'eau d'Emile Verhaeren, peut être prêtée au calme du Gave de Pau, si l'on en oublie les quelques colères récentes. « Faut-il se méfier de l'eau qui dort ». Des millions de galets constituent le fond et les rives de la rivière. Agrégats de roches millénaires décomposées, galets issus du démantèlement de la chaine Pyrénéenne, ils voyagent, pour finir par se déposer sur les rives. Charriés, heurtés, roulés, cristallisés, ils se sont avec le temps refaçonnés et polis. Ils ont pris des formes régulières, rondes ou oblongues, parfois aussi ; cocasses, tachetés de diamant, d'or ou d'argent. Le Gave, par endroit, court en cascade, c'est un spectacle changeant, magnifié par la lumière lorsqu'elle affleure les flots désordonnés. Un chant de l'eau qui accompagne le visiteur tout au long de sa promenade.

On retrouve le galet du Gave, dans les façades des maisons traditionnelles du Béarn : les« ostaus ». Son utilisation, pour la fabrication des rues, a été abandonnée au XVIIIème siècle ; les chevaux y circulaient mal, et souvent glissaient.

L'art, le haras, le Gave bruissant et ses galets cristallisés ; Gelos est un havre fertile.