LESCAR, L'AVENTURE SEPTENAIRE

Lescar, bien que dans le giron de Pau, présente ses propres attraits patrimoniaux. La cité, est construite sur une motte (promontoire rocheux), comme couramment. Il y a Lescar la haute ville et Lescar la basse ville. Le village est traversé par le ruisseau Le Lescoure, il ondule en pente douce et s'étend abondamment dans le paysage, jusqu'aux terres agricoles alimentées par le Gave. Lescar n'est pas née d'hier ! Des fouilles archéologiques, ont permis de supposer une présence humaine dans la période de l'Âge du Fer. De nombreux vestiges datant de cette époque ont été découverts sur le site. C'était également un des lieux de passage sur la route du sel, (supposément depuis la pré#Histoire) Le sel est alors un condiment fort précieux.

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Les premières traces de présence humaine sur Lescar et les environs remonteraient donc à 2500 av. JC.

Au Ier siècle, les Gallo-Romains fondent la cité de «Beneharnum», d'où serait issu le mot « Béarn ». Des remparts sont élevés autour de la motte puis consolidés au Vème siècle. (L'époque gallo-romaine couvre la période allant du IIème siècle avant JC, à la fin de l'empire romain d'occident : 476 après JC). Pour les Lescariens, l'empreinte gallo-romaine est très présente. Nombreux sont les vestiges trouvés fortuitement lors d'explorations diverses ou de travaux de la terre, effectués par les habitants.

« Beneharnum » est détruite au IXème siècle par les Normands. Au XIème siècle Lescar est un Evêché. La cité est cernée de remparts. Au nord, proche de la porte fortifiée de l'Esquirette, au XIVème siècle, un Palais Episcopale fortifié est construit.

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Aujourd'hui résistent encore les ruines des deux tours de l'évêché. Elles semblent deux soldats bien fatigués mais toujours en poste pour guetter et surveiller l'horizon. La porte Fortifiée de l'Esquirette, est une des portes du rempart, qui permettaient d'entrer dans la cité. C'est un magnifique porche monumental en pierre, inscrit à l'inventaire des monuments historiques, sous lequel on passe aujourd'hui pour rejoindre le centre ville.

C'est au XIIe siècle que Gui de Lons, évêque de Lescar, entreprend, à l'emplacement d'anciennes fondations, l'élévation de la cathédrale, dédiée à Notre-Dame-de-l'Assomption. Les remparts sont consolidés. Au fil des siècles et des guerres, la cathédrale est reconstruite, restaurée. Au XVIème siècle, Jeanne d'Albret (mère de Henri IV) en fait un temple protestant, au XVII le fils d'Henri IV : Louis XIII, y ré institue le culte catholique. Désacralisée, l église elle revient à la commune de Lescar en 1791. Environ soixante plus tard, elle est classée à l'Inventaire des Monuments Historiques et restaurée à nouveau.

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Certains documents stipulent l'existence d'une crypte enfermant les tombaux de Rois et Reines de Navarre. Dans les années 1930, les sépultures considérées comme étant celles de Catherine de Navarre et Jean d'Albret ainsi que de leurs enfants dont Henri II de Navarre et son épouse Marguerite d'Angoulême, (dont le petit fils n'est autre que Henri IV) sont découvertes.

La cathédrale est un chef d'œuvre de l'#Art roman, un édifice parmi les plus considérables de cette période, dans le sud-ouest. Elle est étonnamment bien conservée compte tenu de l'importance des destructions dues aux guerres de religions et lors de la période de la Révolution Française. Aujourd'hui, elle se dresse, majestueusement, sur la Place Royale actuelle, dans la cité. On peut y admirer le chœur, la mosaïque au sol représentant une scène de chasse du XIIème siècle (qui fut déposée puis restaurée), les chapiteaux ornés de bas reliefs. Une voûte peinte de 10 mètres sur 12 et un retable mural sur toile. Le mobilier date des XVIIème et XVIIIème siècles, les sculptures du XVIIème siècle, sans compter les nombreuses autres décorations.

Au sud-ouest, du haut du rempart de la Place Royale, la barrière sauvage des Pyrénées enlumine l'horizon au coucher du soleil. En contrebas s'étirent des terres arborées, des pâturages, des terres cultivées et la ville basse un peu plus à l'ouest. Presque partie constituante du rempart, un très joli presbytère s'élève vers le ciel, atypique avec sa tour octogonale datée du XVIème siècle, construite en brique, à ses pieds somnole un jardin. Un escalier permet de descendre en circulant sur les remparts.

Le l'agitation citadine de Pau ne semble pas effleurer cette cité tranquille, à l'abri de son histoire. La Cité de Lescar est située sur la Voie d'Arles, elle est une étape importante du chemin de Compostelle depuis la construction de la Cathédrale, comme le signifient les six coquilles en relief sur le portail de l'édifice.

Du moyen âge nous vient une légende contant que Lescar était une ville « septénaire » avec 7 Eglises, 7 tours, 7 moulins 7 portes, 7 fontaines, 7 bois, 7 vignes. Le mystère demeure...Mais les recherches continuent afin d'en trouver les traces tangibles...

Le Musée Art et Culture de Lescar se propose de vous raconter en détail l'histoire étonnante de Lescar. On peut y voir entre autres, d'avril à novembre, une collection de l'époque gallo-romaine, rassemblant divers objets et mobiliers de cette période. Le passé, le présent, et l'avenir...Le Musée Art et Culture expose également régulièrement, des œuvres superbes, d'artistes contemporains de notre siècle.