Nous avons presque tous vu et applaudit à la vision de ce chef d'oeuvre qui n'est pas en périt, contrairement à bien d'autres; Non, celui-là ne prend pas de ride et demeure tel qu'il était à sa sortie, bouleversant et fort, mais a ne pas considéré comme anodin.  Ce film n'est pas pour les jeunes publics qui pourrait y voir une Ode à la Mafia de cette période. L'histoire, somme toute banale pour notre époque ou la violence s'exprime à tout les coins de rue,  relate les péripéties d'une famille  de mafiosos, avec, à sa tête, un homme, "Don Corleone" , et quel homme? Un "Parrain"? Non pas, mais LE PARRAIN.

Qu'est-ce qui le différencie d'autres #Films pareillement semblables à lui? Tout d'abord, il faut le placer dans le contexte d'une Italie frileuse de sortie de guerre, et d'une Amérique triomphante traduite par le narcissisme du fils Corléone,incarné par Al Pacino, incarnant le fils prodigue  qui va s'élever, dans les pas de papa "Don Corléone" LE PARRAIN.

Marlon Brando ou bien Don Corléone? Une telle fusion relève du génie et nous savons que Brando en avait plein sa rage de vivre. Le père de la marié ou le malfrat professionnel? Qui est Brando? Qui est Corléone?

La vision du film  n'est-il que la vision d'un  monde crépusculaire ne sachant plus jouer que deux notes sur un piano désaccordé, deux teintes exclusives sur sa palette de couleurs : le noir et le blanc, la lumière et le sombre! Le bien et le mal tout simplement revisité par un homme de génie : Francis Ford Coppola.

Après les lumières rallumées, nous savons, en nous-mêmes, que nous venons de vivre un morceau d'anthologie digne des grands classiques, pour cinéphiles avertis et passionnés.

Notre vision de la Maffia est changée à cause de l'interprétation  du rôle principal qui ne pouvait être confié à personne d'autre qu'a cet acteur de la grande lignée des Orson Wells par exemple. Ces gens possèdent un charisme incroyable qui les placent au pinacle de la renommée, tant par leur talent artistique que par ce qu'ils dégagent personnellement. On aime ou on n'aime pas, mais on ne demeure pas insensible. Entre "Ben Hur" et "Lawrence d'Arabie" se place "Le Parrain".    Ici, nous pouvons constater, au sus des dessous de l'histoire, qu'un casting autre était retenu, mais franchement, à qui confier un tel rôle? Sur quelles épaules le faire porter? Il aurait été très dangereux pour le succès commercial du film de procéder autrement. En fait, le casting est très important et il n'est pas de droit à l'erreur, sinon c'est la catastrophe qui ouvre la porte au "bide" plutôt qu'à l'Oscar.  Le géant du cinéma, La Paramount, refusa premièrement de produire ce film, puis ne s'y opposa plus, mais chercha d'autres interprètes possibles à la place de Brando. Quelle funeste erreur sera aurait été.

Coppola fit ressortir cette atmosphère palpable qui auréole ces personnages dignes héritiers des sagas relatant le morbide et le radieux.  Il sait comment manoeuvrer avec ce fauve déchainé qu'est brando, que l'on retrouve égal ) sa personnalité, c'est peut-être ça qui donne une autre dimension à cette oeuvre : la dimension humaine (ne pas confondre avec humanité) de l'acteur qui se définie dans ce rôle.



Dans ce scénario, il n'est rien de surprenant tant est grande la similitude de l'action. Pour ceux qui connaissent quelque peu la Maffia, vous saurez que mon approche est vraie. J'ai entendu, personnellement lors d'un déplacement en Sicile comment il était fait l'éloge de la Maffia, de "la Famille". Entendre pour le croire, le voir pour comprendre et ce film devient clair comme de l'eau de roche.

Ce film s'inséra dans une époque troublée de l'après-guerre ou l'Amérique s'illustra auprès des nations engagées dans la seconde guerre mondiale. Il est parfaitement dosé entre le triomphalisme et le défaitisme, entre la gloire de la victoire et la misère engendrée par tous les manques du quotidien, et surtout entretenu par une peur galopante.  Il y a eu avant cela d'autres perturbations sociales qui firent que l'ouvrage initial mit en évidence la véracité de ce qui allait naître sous la baguette du magicien F.F.Coppola. Ce film s'inscrit dans la grande lignée des beaux films de la période du réalisme, tous comme des peintres de grand talent donnèrent aux mondes picturaux des beautés inaltérables.

Marlo Bando donne sa crédibilité au film, car lui-même fait partie intégrante de ceux qui nous font croire à l'incroyable, arrivant à faire rejaillir des sentiments d'amour au travers de cette saga sanguinaire. De plus, il nous entraine dans une vision horrible de ce qui pourrait paraitre une entreprise familiale, dirigée par des membres d'une seule famille, et reprise, au déclin du père, par le fils "élu" Vito Corléone ( Al Pacino) , afin de lui éviter de péricliter. Brave fils !

Dans sa réalisation artistique, ce film est autant un épisode de l'histoire de l'Italie transplantée dans une Amérique qui attire tous les regards, qu'un effet de mode de société qui a réussi son implantation territoriale, gravant son empreinte sur toute une société sortant de guerre, et surtout, sortant depuis peu des actions criminelles qui conduisirent l'Amérique à fourbir ses armes, et fournir des Agents Fédéraux, aussi véreux que pouvaient l'être Les Parrains.  Si nous avons une vision plus éclairée dans ce film du problème mafieux toujours vivant, ce n'est pas pour autant que nous devons nous abstenir de fuir de tels faits. "Le Parrain" démontre ce qui est, n'excluant rien non plus, mais c'est cela un "Chef d'œuvre", quelque chose qui demeure malgré le temps, tout comme il en sera de quelques autres films édifiant tels que "Les Temps Modernes" de Chaplin, ou bien encore "Jane Eyre" avec pour acteur principal Orson Wels.  

La conception d'un Chef d'Œuvre est en fait un amalgame de toute une composite qui, en ce cas, inclus l'acteur principal et le second rôle aussi important, l'histoire bien entendu, puis les décors, la musique, ce qui s'en dégage et ce qui se perçoit lors de la distribution sur les écrans des salles de spectacle. Un chef d'œuvre peut très bien, à sa sortie, ne pas dégager un engouement tel qu'il était espéré, puis sans que cela soit mesurable, il émerge quelque chose qui ne peut être analysé et c'est l'éblouissement, et l'apaisement de l'attente.

Aujourd'hui, l'acteur principal n'est plus, et tourne la roue du temps, et d'autres s'en iront également, mais il me semble concevable de croire que ce merveilleux film figure et figurera sur les rayonnages de nos films comme trésor de notre époque, vestiges d'un passé pas si lointain.













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