Ancienne capitale du bas Poitou, sous préfecture de la Vendée ; Fontenay le Comte, ancienne cité fortifiée, a gardé de ses majestés anciennes, un cœur architectural riche, son goût prononcé pour les arts et sa marque millénaire de ville artisanale et commerciale. D'ailleurs pour pénétrer dans son #Histoire, je vous emmène au marché, car aujourd'hui c'est samedi.

Les commerçants ont installé leurs bancs de saveur, le marché s'anime, un brouhaha s'élève au fil des heures. C'est un défilé de gaîté, de gouailleries, de bousculades, une explosion de couleurs. Des produits d'ici, des étales versicolores Et pourquoi ne pas goûter à la fressure du charcutier sur une tranche de bon pain cuit au four, ou bien un morceau de préfou ? C'est le rendez-vous du samedi matin pour les fontenaisiens, mais tout le monde est invité.

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Car c'est une tradition, à Fontenay le Comte, une tradition vieille de presque mille ans, que l'échange, le commerce et l'artisanat. Au moyen âge, jusque sur la place de l'actuelle de l'église Notre Dame, puis dans la large rue des Drapiers, imaginez : poissonniers, éleveurs, volaillers et maraîchers. Un peu plus haut à gauche, la Place Belliard accueillait elle aussi toutes sortes de commerces. Le demeures du XVI siècles avec les arcades en façade, fenêtres à meneaux, balcons en fer forgé, y sont remarquables. Il faut continuer la rue des Drapiers pour arriver, par la rue des Orfèvres, au Pont des Sardines qui enjambe la Vendée. Une rivière qui semble, elle, vouloir se reposer au creux de la ville qu'elle traverse indolemment. Le Pont des Sardines n'était, au moyen âge, qu'un pont de bois.

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Il fut détruit lors d'une importante inondation en 1663. Reconstruit en pierre au 17ème siècle, redémoli puis reconstruit au XXème siècle, il a gardé son nom comique : Le Pont des Sardines, simplement en raison d'une importante poissonnerie située sur les quais du port. Un port ? Oui ! En effet et l'on a du mal imaginer que sous ce pont, se sont croisés drathar et autres embarcations . Mais avant de franchir le pont, remontons la rue à gauche vers le Parc Baron. longeons le haut rempart de la cité fortifiée, puis entrons sous les ombres. Là se tenait un château médiéval, dont il reste le morceau d'une tour, sentinelle inquiétante des temps anciens, et quelques ruines alentour. Quelques pas encore et une terrasse nous offre la vision d'un Fontenay invisible d'en bas.

La rue des Orfèvres, la rue des Loges accueillaient orfèvres, tanneurs, drapiers, cloutiers, tisserands et tapissiers. Et encore des chapeliers, des armuriers. De nombreuses auberges y prospéraient : La pie, La grue, Le Dauphin...

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Dans cette même rue, La maison Millepertuis fin XVIème siècle fut un moment le quartier général d'Henri IV! Tout au bout de la rue des loges, observez bien le clocher de l'église Saint Jean de quel côté penche t-il ?

Dans le dédales des rues pentues et étroites, nous passons devant La fontaine des quatre tias (rue de la fontaine) c'est un chef d'œuvre de la renaissance italienne, du XVIème siècle. Nous remontons vers l'église Notre Dame de l'Assomption. Sur la place, le Musée Vendéen, fondé en 1875, détenteur depuis 2003 du label « Musée de France »,

Au rez de chaussée, une collection unique en France de verreries gallo-romaines. Au 1er étage une salle est réservée au mobilier vendéen des XVIII et XIXème siècles. Au second étage, nous entrons dans la salle des beaux arts, où sont exposées des œuvres de peintres contemporains dont une œuvre de Gaston Chaissac, artiste mondialement connu, qui a vécu et travaillé non loin d'ici. Des artistes tels que ; Charles Milcendeau, Paul Baudry, Jean Chevolleau. Également à voir, une exposition de portraits de personnages renommés , comme Nicolas Rapin bâtisseur du château de Terre Neuve, et de François Viète. Né à Fontenay le Comte, François Viète, également conseiller du Roi Henri IV, est considéré comme le plus grand mathématicien de son temps. (1540-1603) Avis aux amoureux de trigonométrie...

Fontenay le Comte est selon sa devise « Fontaine jaillissante de beaux esprits », cité des arts et de l'humanisme. François Rabelais, moine franciscain original, médecin et littérateur, y séjourne. Agrippa d'Aubigné n'est pas loin. et sa petite fille Madame de Maintenon proche des arts ne tardera pas a mettre son grain de savoir

Pour la petite histoire, D.A.F de Sade, alors officier de garnison à Fontenay, y aurait écrit « Justine ».Bien plus récemment l'auteur célèbre du commissaire Jules Maigret, Georges Simenon a pu apprécier les douceurs de la ville. Des artistes, vivants cette fois, écrivains, peintres, sculpteurs, demeurent et travaillent à Fontenay. On peut admirer leurs œuvres tout au long de l'année, dans les galeries d'#Art de la rue des Loges.

Il y a bien des trésors à découvrir à Fontenay le Comte. Le château de Terre Neuve, un petit chef d'œuvre de la renaissance, reçoit de mai à septembre. Chaque année sur l'esplanade du château a lieu, en juillet, le « Festival de Terre Neuve » qui unit en ce théâtre d'été, de grands comédiens de la scène française. La tour de l'Octroie, où les commerçant réglaient les taxes qui leur permettaient de vendre leurs marchandises dans la cité...Beaucoup d'autres curiosités sont à voir, l'office de tourisme guidera vos pas, n'hésitez pas à y entrer.